Libreville le 09-09-2010
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INTERVIEW
REPORTAGE
Présentation de la République Gabonaise


La République gabonaise ou Gabon est un pays situé à l'ouest de l'Afrique centrale, sur l'équateur, faiblement peuplé. Voisin du Congo-Brazzaville, de la Guinée équatoriale et du Cameroun, c’est un pays forestier où la faune et la flore sont encore bien conservées. Anciennement impliqué dans le commerce triangulaire, puis colonie française, le Gabon est indépendant depuis le 17 août 1960.

Le peuplement du Gabon s'est fait par vagues successives d'immigration, jusqu'au XIXe siècle, de Pygmées puis plus massivement de Bantous, de nos jours majoritaires. C'est lors de ce processus qu'accostèrent au XVe siècle les premiers européens, des Portugais. Le nom du Gabon lui vient d'ailleurs de ces premiers colons : Gabão en portugais signifie "cape", en rapport avec la forme de l'Estuaire qui borde les côtes de Libreville. La France occupa le Gabon progressivement à partir du milieu du XIXème siècle...


Le Gabon étant situé sur l'équateur, c'est en toute logique que son climat est de type équatorial, c'est-à-dire chaud et humide, avec une alternance de saisons sèches et de saisons des pluies au cours de l'année. On distingue trois régions : les plaines côtières (larges de 20 à 300 km), les massifs montagneux (monts de Cristal au nord-est de Libreville, le massif du Chaillu au centre, culminant à 1575 mètres au mont Iboundji), et les plateaux. Le fleuve le plus important est l'Ogooué, long de 1200 km. 85% du territoire est recouvert par la forêt.

Le bassin hydrographique de l'Ogooué couvre l'essentiel du territoire gabonais. C'est la raison pour laquelle cinq des neuf provinces administratives portent son nom. Néanmoins, c'est l'estuaire du Komo (ou Como), petit fleuve du nord-ouest du pays qui a d'abord attiré les Européens au Gabon, plutôt que le delta marécageux de l'Ogooué. Il existe d'autres fleuves au Gabon, comme la Nyanga dans la province du même nom. Au nord, le Ntem sert de frontière avec le Cameroun.


La Culture

Pays de culture orale jusqu'au XXème siècle, le Gabon est riche d'épopées traditionnelles, telles le mvett chez les Fangs,ou bien l'Ingwalachez chez les nzébis que certains conteurs s'efforcent de maintenir vivantes. André Raponda-Walker (1871-1968) a publié une anthologie de "Contes gabonais", recueillis au cours de sa longue existence auprès d'une vingtaine d'ethnies. S'essayant d'abord à la poésie (Ndouna Depenaud, Wisi Magangue-Ma-Mbuju, Georges Rawiri), les écrivains gabonais n'abordent le roman qu'à partir des années 1970 et surtout 1980. "Histoire d'un enfant trouvé" de Robert Zotoumbat,outre cet auteur vous pouvez retrouver aussi des grands noms de la littérature gabonaise à l'instar de Jean Divassa Nyama(oncle MÄ,le bruit de l'héritage qui a d'ailleurs été un best-seller,en outre la calebasse ou bien même son petit dernier La vocation de dignité). Depuis les années 1990, les femmes se sont mises à l'écriture . Justine Mintsa et Ngou Honorine, par exemple, ont atteint une certaine renommée internationale. Entre autres sujets, la littérature gabonaise aborde les thèmes de la place de la femme dans la société et des contradictions entre culture traditionnelle et modernité. On peut noter aussi le court roman de Freddy-Hubert Ndong Mbeng, "les Matitis", qui dessine avec beaucoup de réalité la vie un peu difficile des jeunes à Libreville au début des années 1990.

Comme celui d'autres pays africains, le cinéma gabonais souffre d'un manque de moyens financiers, du petit nombre de salles de projection disponibles dans le pays (qui préfèrent, d'ailleurs, diffuser de grandes productions commerciales) et d'un manque de public. C'est encore au Centre Culturel Français de Libreville qu'on a le plus de chances de voir un film gabonais !

Néanmoins, un certain nombre de films, principalement des courts-métrages, ont été produits depuis les années 1970. Plusieurs cinéastes gabonais ont d'ailleurs été primés au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s'agit de Pierre-Marie Dong en 1972 et 1973 pour des courts-métrages, d'Imunga Ivanga pour son film "Dolè" en 2001, et, la même année, de Henri Joseph Koumba Bibidi pour "Les Couilles de l'élephant". Imunga Ivanga a également reçu le Tanit d'or des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) pour "Dolè". Le CENACI (CEntre NAtional du Cinéma), dirigé par Charles Mensah, s'efforce de soutenir la production de films de réalisateurs gabonais. Et n'oublions pas le long métrage OBALI produit par Joséphine Kama Bongo aujourd'hui Patience Dabany, et aussi des films réalisés et produits par des gabonais tel que : le Singe Fou, Demain un jour nouveau, Ayouma.

Un feuilleton produit en 1994 pour la télévision gabonaise, l'Auberge du Salut, a connu un réel succès dans le pays et a été diffusé dans d'autres pays d'Afrique (Côte-d'Ivoire et Burkina Faso).


Ethnies

Le Gabon compte près d'une cinquantaine d'ethnies. Si les Fangs représentent un tiers de la population gabonaise, d'autres ethnies ne comptent guère que quelques centaines d'individus. Culturellement, certaines sont amenées à se fondre progressivement dans la masse et à perdre leur langue et leurs particularités. Il est difficile de donner une liste exhaustive d'ethnies car certaines ne sont que des sous-ensembles d'autres groupes et tout dépend du niveau de détail auquel on veut parvenir. La langue et les traditions d'une population permettent de la distinguer mais à partir de quel moment une variante locale de dialecte ou de pratiques culturelles est-elle suffisante pour justifier la qualification d'ethnie séparée ? Voici par conséquent une liste non-exhaustive et parfois redondante (un sous-groupe peut être mentionné sous une entrée propre alors que le groupe auquel il se rattache apparaît plus loin).

Plusieurs noms ou orthographes peuvent apparaître pour désigner la même ethnie. En effet, le préfixe Ba est souvent la marque du pluriel dans les langues bantoues si bien que "Bapunu" et "Punu" désigne la même ethnie, envisagée au pluriel ou au singulier. On peut aussi trouver une forme plus ou moins francisée du même nom "Punu" et "Pounou" sont un seul et même mot différemment orthographié.

• Adouma, Aduma ou Baduma • Ahongwé • Akélés, Bakélés ou Nkélés • Apindji • Assimbika • Awandji • Bandjabi ou Banzabi • Batsangui • Benga • Bungomou • Enenga • Eshira • Fang • Humbu, Houmbou ou Bawoumbou • Galoa ou Galwa • Ivéa • Kota ou Bakota

• Lumbu, Loumbou ou Baloumbou • Masango • Mbedé ou M'Bedé • Meimbè (dont Simbaka, Mokanke, Mopindzi, Motsogho) • Mindumu • Mitsogo, Mitsogho ou Tsogo • Mpongwè • Ngowé • Nkomi ou N'komi • Obamba • Okandé • Myéné ou Omyéné • N'doumou ou Ndumu • Ndzebi (dont Adouma,Akanigui, Awandji, Batsiagui, Badjabi, Sihou, Sissihou)

• Orungu ou Oroungou • Punu, Pounous ou Bapounous • Puvi • Pygmées (Akowa, Baka, Bekui, Bakongo, Babinga, Barimba, etc.) • Sangu • Sékyani ou Sékiani • Téké (dont batsitségue) ou Bateké • Varama • Vili ou Bavili • Vungu, Voungou ou Bavungu

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