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La province de l’Estuaire s’étend sur 20 740 km2 et présente la plus forte densité de population du Gabon, Libreville, avec plus de 600 000 habitants, regroupe les 92% de la population de l’Estuaire.
Le littoral qui s’étend de la frontière équato-guinéenne à la Pointe de Pongara, est formé de rias très découpées. Il s’agit de l’estuaire du Mouni dans la région de Cocobeach, de la baie de la Mondah et de l’estuaire du Komo ; La côte présente des paysages attractifs par leur diversité : espaces rocheux, plages de sable fin et mangrove. La Pointe Pongara ou Pointe Denis est l’unique terre d’origine volcanique du Gabon. Selon les historiens, les premiers habitants connus de l’Estuaire sont des Ndiwa et les Mpongwé. Ces derniers appartiennent au groupe des Omyéné, appelés ainsi parce qu’ils commençaient toujours leurs discours par les mots Myène, qui signifient ‘’Je dis que’’.
L’Estuaire, grâce à son ouverture maritime et à ses baies hospitalières, a très vite attiré les marins venus d’autres horizons et les populations de l’intérieur du pays. A la suite des Mpongwé,les Seki,les Kélé, les Benga et enfin les fang, investirent les lieux. Ils entrèrent en relation avec les navigateurs portugais, puis avec les Hollandais, les Anglais et les Français, ,avec lesquels ils entretinrent des relations commerciales.
Les villes:
* Libreville
* Kango
* Ntoum
* Cocobeach
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Libreville la Belle, la Coquette !
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Au début de 1977, tout étranger arrivant à Libreville constatait avec stupeur que, dans les rues éclairées à giorno pendant la nuit, un travail gigantesque se poursuivait sans interruption, 24 h sur 24, y compris le dimanche. On pouvait voir, dans des délais records et dans tous les quartiers du centre, s'élever des bâtiments longtemps informes dont les échafaudages empêchaient de comprendre et d'apprécier l'architecture.
Pendant longtemps, disent les vieux librevillois, la Capitale a gardé les portions d'un gros bourg, entouré d'un chapelet de villages coiffant les innombrables collines ou dégringolant leurs pentes à la rencontre les uns des autres.
Serré contre un rivage dont on ne sait pas très bien s'il appartient encore à l'estuaire du Como ou à la côte Atlantique, le Libreville des affaires et de l'administration tenait alors tout entier entre le port môle de son port modeste, dominé par la cathédrale Sainte Marie, et le quartier Glass.
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En général, on sait mal pour quelle raison les rois M'pongwè accordèrent aux Français plutôt qu'aux anglais qu'ils connaissaient au moins aussi bien le droit de s'installer chez eux. Un descendant du roi Denis affirme que le détail qui fit pencher la balance fut la simplicité du Drapeau français comparé à la complexité de "l'Union Jack". L'humour ne perd jamais ses droits en terre africaine !
Quoi qu'il en soit de la véritable raison de l'accord conclut, si les Anglais ont légué à la langue M'pongwè de très nombreux mots qui l'émaillent encore, plus ou moins déformés, les Français, eux marquèrent leur présence d'alors pas quelque chose de plus concret, le fort d'Aumale, bâti sur la colline Sainte marie.
En 1849 la ville n'a encore que le nom. il s'agit plutôt d'un hameau enclavé dans les terres du roi Louis à l'ombre du fort d'Aumale et de la mission Sainte marie. Au nord comme au sud, se succèdent de loin en loin les minuscules royautés dont les souverains ont signé des traités avec la France, et qui plus tard deviendront des quartiers de la capitale, comme Quaben, Glass ou loin vers le sud est, Baraka, alors fief d'une mission protestante américaine. En attendant cette époque, la forêt s'intercale entre ces noyaux d'habitation, avec sa faune encore intacte. |
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Mais voila qu'une première métamorphose se prépare, qui va faire reculer la forêt. En 1850, le colonel Parant dessine un embryon de ville. Il comprend le débarcadère mole, en face de Sainte Marie, des casernes, des magasins, des ateliers de forge, des factoreries, construits en bordure de mer vers le sud.
Le fort d'Aumale est abandonné et les autorités française s'installent dans un bâtiment situé à l'extrémité nord de ce qu'on appellera le plateau. Ce bâtiment deviendra un jours le Palais du premier Président de la république Gabonaise, sans avoir subi de changement notable depuis sa construction.
Le Gabon, particulièrement Libreville, avait beaucoup souffert de la préférence accordée au Congo et a Brazzaville. Le président Léon M'Ba, au fur et à mesure de ses possibilités améliora, agrandit les bâtiments, prolongea les rues, construisit les équipements et les immeubles qui faisaient le plus défaut.
L'aéroport, pour être à même d'accueillir les grands courriers internationaux reçoit alors les aménagements nécessaires et ses pistes, recouvertes de latérites, sont agrandies. Déjà en avance sur de nombreux pays africains, le Gabon possède sa propre compagnie, en attendant d'adhérer, par souci de collaboration avec ses voisins francophones, à la société multinationale Air Afrique, puis, des années après, de retrouver sur ce plan son autonomie.
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Jusqu'en 1968, Libreville, s'il se modernise, se densifie ou s'agrandit, change relativement peu de visage, et les villages qui entouraient le plateau, même s'ils font désormais partie de la Capitale, conservent la plupart du temps leur caractère rural.
A l'avènement du Président Bongo tout commence à s'accélérer.
Tout au long de la mer, depuis l'aéroport, la route est élargie et transformée, sur la dizaine de kilomètres, en autoroute à deux voies, jusqu'à la hauteur du quartier Louis et du pont Deemin, tandis que vers le nord par l'excellente route goudronnée conduisant vers le cap Estérias.
Les logements faisant défaut pour les travailleurs qui affluent, des cités populaires sont ouvertes, notamment dans les quartiers d'Akébé et les tout nouveaux Likoula 1 et 2. Un peu partout des marchés modernes s'élèvent, dont celui de Mont-Bouët, ainsi que des bureaux de postes ou des écoles.
Des cinémas, des restaurants, des boites de nuit s'ajoutent à 3 nouveaux hôtels pour accueillir des visiteurs dont le nombre augmente régulièrement. Ces hôtels sont le "Tropicana", le "Gamba", l'"Intercontinental", au carrefour de l'autoroute et de l'avenue Quaben, c'est le tour du "Dialogue" d'attirer les nouveaux venus.
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Les premiers jeux de l'Afrique Centrale sont célébrés à Libreville en été 1976. Pour les accueillir un effort colossal est accompli avec un stade omnisports et dont les nombreux équipements trouvent place dans le vallon qui s'étend en l'hôpital et le quartier Akébé.
La réunion de l'organisation de l'unité Africaine de 1977, qu'elle doit abriter, provoque le séjour de nombreux chefs d'état, de leur suite, de journalistes internationaux et, dans leur sillage de nombreux autres personnes. Où les réunir? Ce n'est plus un stade qu'il faut, mais un palais des conférences internationales, avec de nombreux locaux annexes. Pour loger les chefs d'état, un cité de 45 villas, la Cité du 12 Mars est alors édifié qui s'appelle aujourd'hui la cité de la démocratie. Quand à leur suite et à la foule des observateurs étrangers, il est indispensable de prévoir pour eux de nouveaux hôtels. Car malgré ceux qui se sont élevés depuis quelques années, la pénurie en matière d'hébergement reste grande à Libreville et risque de freiner l'essor d'un tourisme qui ne demande qu'a se développer.
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Au début de 1977, l'enfer commençait à l'entrée de ce qui ne s'appelait pas encore le boulevard Triomphale et se dirigeait, depuis l'ancien et modeste bâtiment des Affaires étrangères, reconstruit depuis sur une tout autre échelle, à travers le quartier des cocotiers. La voie s'arrêta d'abord au MBolo, le 1er Hypermarché de la ville.
Sur son immense terre plein parking, c'était un va-et-vient continuel de voitures particulières, mais surtout de taxis collectifs déchargeant et rechargeant immédiatement de pleines fournées de clients encombrés de paquets. Les véhicules reprenaient tous le chemin du littoral, provoquant sur le boulevard en plein réaménagement, un imbroglio.
Les choses sont rentrées dans l'ordre depuis que le boulevard se raccorde avec le boulevard Léon Mba ou l'autoroute. pourtant les clients se sont multipliés au Mbolo qui s'est considérablement agrandi. On ne peut prétendre être Librevillois, même d'adoption, tant qu'on n'est pas allé faire ses courses au Mbolo. grâce à la variété de ses marchandises, à sa situation à proximité des ministères, et autres "points forts" de la capitale, il est devenu un véritable "Salon" où l'on rencontre le tout-Libreville, surtout le soir à la fermeture des bureaux.
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Depuis 1977, sur le Boulevard se sont installés des nouveaux venus de taille: en partant du front de mer, sur lequel donne le magnifique hôpital Fondation Jeanne Ebori, on trouve le nouvel immeuble du ministère des affaires étrangères, Africa N° 1, radio panafricaine, un club de bridge et de vidéo etc... Sur le même coté, suit la véritable cité commerciale qu'est le Mbolo complétée par une armée de petits vendeurs dont les échoppes se succèdent tout le long des murs exterieurs.
Depuis 1992, est entré en fonction le nouveau Centre culturel Français Saint Exupéry et d'autres immeubles ...
Intéressant ce port môle qu'on ignore parfois longtemps et dont on découvre, au hasard d'un départ en bateau vers Ekwata village ou la pointe Denis, que c'est une véritable ville dans la ville, bien qu'il ait perdu de son importance depuis la création du port d'Owendo, à 20 km plus au sud : dans son enceinte, on vend de tout, à des prix de gros ou demis gros, qu'il s'agisse d'alimentation ou de produit divers comme pneus... Et ce commerce intense entretenu par l'arrivée des cargos en provenance des pays limitrophes comme le Cameroun, a provoqué l'ouverture de petits restaurants sympathiques.
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Si l'on se trouve pris à l'heure du déjeuner dans la quartier central, on pourra certes trouver de modestes restaurants, mais il faudra penser a autre chose après le restaurant car le restaurant ne vous offrira guère de refuge suffisant pour occuper l'interminable temps mort qui dure jusqu'à 3h de l'après midi, c'est-à-dire le moment où la vie reprend doucement dans les bureaux.
A midi et à 18h, il semble que tout Libreville se croise ou s'attende au centre ville dans cette zone des ministères qui fourmille de passants et de voitures, celles- ci n'allant guère plus vite que ceux là qui pourtant stationnent pour bavarder avec des collègues ou laisser le temps au véhicule qui doit venir les chercher d'arriver jusqu'à eux.
Là aussi on apprend beaucoup... en écoutant les conversations qui ne vous regardent pas.
Mais peu à peu tout s'apaise, chacun finit par récupérer son moyen de transport.
Si l'on revient à cet endroit pendant le "no man's...time" de la sieste, ou après 6h, il est pour ainsi dire vide.
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