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LIBREVILLE (AGP) - Trois pickpockets rattrapés par leurs poursuivant ont échappé de justesse mercredi à un lynchage réclamé par la foule, grâce à l’intervention des policiers chargés de réguler la circulation à l’ex-gare routière de Libreville.
Les trois pickpockets qui opéraient dans une petite voiture blanche, confondu à un taxi ‘‘Clando’’ ont réussi à déposséder de le sac à main, d’une jeune dame qui attendait un taxi au quartier La Campagne à quelques centaines de mètres de l’ancienne gare routière dans le 2ème arrondissement de la commune de Libreville.
Pris en course poursuite par des badauds qui criaient aux voleurs, les trois pickpockets, ralentis par l’embouteillage caractéristique dans cette zone très fréquentée de la capitale Gabonaise au tour de 15h (14h GMT), ont été stoppés in extremis par deux policiers qui régulaient la circulation.
Une foule déchaînée s’est ruée sur le véhicule des trois malfrats qui ont été contraints de se garer sur un terre-plein. Les deux agents de police ont été vite débordés. En quelques minutes, les chemisettes blanches des policiers étaient maculées de sang. Avec l’arrivée des renforts, les policiers ont cru bon de mettre à l’abri, dans un bâtiment de l’école Sainte Anne voisine, deux des trois bandits pendant qu’ils recueillait le témoignage du troisième confondu par à la jeune dame.
Se jouant de la vigilance des policiers, occupés à contenir la foule grandissante, les deux autres voleurs ont essayé de prendre la fuite. Le plus leste a réussi à s’échapper alors que le costaud, rattrapé par une foule déchaînée a été encore passé à tabac.
Les deux pickpockets restant n’ont eu leur vie sauve que grâce à l’intervention d’une escouade de policiers venus en renfort, car la foule commençait à scander ‘‘tuez-les !’’
Sans crier garde, l’escouade venue en renfort a pompé du gaz lacrymogène pour disperser la foule. Le gaz qui s’est répandu dans tous les sens n’a pas épargné les policiers qui manquaient visiblement de masques à gaz.
La zone de l’ancienne gare routière est réputée être ‘’dangereux’’ à cause de nombreux délinquants qui écument les lieux.
LPM/IM
21/01/2010 |