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La vingt-septième édition de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN), qui se déroule présentement en Angola, prend fin dimanche prochain avec, naturellement, la grande finale qui opposera, à Luanda, une sélection nationale issue de l’Afrique anglophone à un adversaire représentant la partie « blanche » du continent.
Exit donc toute la communauté francophone d’Afrique dont aucune équipe n’a pu franchir, cette année, le cap des simples quarts de finale !
Dans trois jours, le rideau sera donc tombé sur la compétition sportive majeure du continent dont les élites footballistiques ne bénéficieront que de quatre petits mois de répit international ; avant de redescendre dans l’arène début juin, affronter, cette fois et pour une grande première sur le sol africain, la crème mondiale du sport-roi, à l’occasion de la coupe du monde de football que l’Afrique du Sud abrite l’été prochain.
Depuis plusieurs années, la très grande proximité chronologique entre les deux événements est régulièrement dénoncée avec force par nombre de commentateurs qui estiment, probablement à raison, que c’est l’équité sportive elle-même, cheval de bataille du mouvement olympique mondial, qui se trouve gravement bafouée lorsque, comme cette année, les futurs adversaires de l’Afrique au « Mundial » bénéficient très opportunément de la latitude de pouvoir « disséquer » le jeu des compétiteurs du continent à l’occasion d’une épuisante phase finale de la CAN se tenant quelques mois seulement avant le grand rendez-vous planétaire.
Selon toute vraisemblance cependant, il se pourrait, au cours des tout prochains jours, que la Confédération africaine de football (CAF) décide de réparer enfin cette « injustice » en faisant glisser l’organisation des phases finales à venir de la CAN des années paires aux années impaires : cela empêcherait que la CAN et la coupe du monde se déroulent encore la même année.
La mise en application immédiate de cette décision, que l’on donne pour certaine depuis quelque temps, fera que la vingt-huitième édition de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, dont l’organisation a été conjointement attribuée par la CAF au Gabon et à la Guinée Equatoriale, se déroule en janvier 2013, plutôt qu’en 2012.
Ce serait-là, il faut l’avouer, de la vraie eau bénite pour le co-organisateur gabonais dont pas mal de monde pensait, depuis que beaucoup de retard a été concédé dans le démarrage des travaux afférents, qu’il en serait encore, dans le meilleur des cas, à dégager des pots de peinture et d’autres détritus des aires de jeu, le jour de l’ouverture de la compétition en 2012. Ainsi que l’on a pu l’observer dernièrement, à certains endroits, en Angola. . .
Sur la route de l’Emergence tous azimuts à l’horizon 2016, le Gabon devrait s’employer résolument à tirer profit de ce sursis providentiel pour pouvoir se montrer, le jour « J », à la hauteur de l’événement. Aussi bien sur le plan purement sportif que dans le domaine de l’organisation et de la qualité des infrastructures d’accueil des délégations et des observateurs de toutes natures que la CAN a l’habitude de charrier.
AGP
28/01/2010 |