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| Société : La nuit du nouvel an fêtée dans l’effervescence à Libreville (Par Isaac MACKANGA) |
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LIBREVILLE (AGP) – ‘’Bonne année, Bonne année, j’ai vu 2010, je suis dans la joie’’, crie un homme d’une quarantaine d’année dansant et tenant une bouteille de bière à la main. Une femme se trémoussant dans un bar à Dragage (Nzeng Ayong) visiblement saoule embrasse un homme, c’est le spectacle qui a prévalu de manière générale dans les quartiers mouvementés de Libreville, la capitale.
La nuit a été longue et courte à la fois, c’est selon, si beaucoup de Librevillois ont opté pour réveillonner en famille, d’autres ont préféré aller dans les lieux de plaisances qui pilules à travers la capitale gabonaise.
‘’Le couloir de la mort’’ appellation d’un lieu des bistrots à Lalala à droite (5ème arrondissement de Libreville) était plein à craquer. Les gens étaient même sur la chaussée attendant les coups de pendule annonçant minuit, heure de passage à la nouvelle année.
‘’J’essaie d’appeler mon frère qui est à Koulamoutou, mais apparemment il y a un problème de réseau à Zain’’, s’énerve, Jean-Claude, ajoutant que chaque année c’est le même problème avec ses opérateurs de téléphonie.
Pour beaucoup d’autres, c’était le moment de crier bonne année et de lancer des pétards assourdissants et des fumigènes lumineux.
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Les décibels des appareils musicaux n’étaient pas en reste, l’on assisté à une véritable pollution sonore en ces lieux réputés très hostiles.
Un tenancier de bars a déclaré que c’est dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier qu’il fait souvent ses grosses ventes.
Dans un coin, un agroupement des jeunes fument et boivent de l’alcool à ne plus se contrôler, a-t-on aussi constaté.
‘’Mon frère, c’est la bonne année, je bois parce que beaucoup d’autres n’arrivent pas souvent à voir la nouvelle année, ils meurent. Alors que je me fasse plaisir une fois’’, a lancé Steve tenant sa bouteille de castel.
Au boulevard Jean-Paul II, appelé (Boulbess), l’ambiance était son paroxysme. Des voitures étaient garées le long de la route, obstruant parfois le passage.
Des belles de nuit (prostitués) ne se gênaient pas d’approcher des hommes pour leurs proposer leurs services.
‘’Aujourd’hui c’est une aubaine pour moi, pour avoir un peu d’argent. La passe est à 5000 FCFA’’, a révélé une jeune femme étrangère qui a requis l’anonymat.
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Elle a indiqué qu’habituellement la passe est à 3000 FCFA, mais comme ce jour est particulier, les clients acceptent de payer un plus sans trop rechigner.
‘’Bonneannéééééé, lance une femme sous l’emprise de la bière qui a coulé à flou.
A côté des hommes se disputent violement sur le match qui opposera le Cameroun au Gabon lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Angola.
‘’Vous les Camerounais, pour avoir battu le Gabon lors des éliminatoires, vous chantez, oubliant que le Gabon est toujours votre bourreau, gronde Ignace à son interlocuteur.
Jusqu’à 7h du matin, les gens étaient encore dehors pour fêter le passage à l’an 2010.
IM
Isaac MACKANGA
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