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jeudi 17 mai 2018


Les licenciés de l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda entendent porter plainte



LIBREVILLE, 15 Mai (AGP) – Les 87 agents de la main d’œuvre non permanente de l’Hôpital d’instruction des armées d’Akanda (nord de Libreville), payés sur fonds propres et licenciés le mardi 14 Mai dernier, pourraient ester en justice la nouvelle Direction de cet établissement sanitaire, pour licenciement abusif, a appris l’AGP.

Les 87 agents de la main d’œuvre non permanente de l’Hôpital d’ instruction des armées d’Akanda (ex CHU d’Angondjé) situé au nord de Libreville, payés sur fonds propres et licenciés le mardi 15 Mai dernier, pourraient dans les tous prochains jours, ester en justice leur ancien employeur. Une information recueillie auprès du représentant des déflatés, Gabin Clément Moudjegou, que nous avons joint au téléphone ce mercredi 16 Mai 2018.

Malgré la rencontre ce mercredi matin entre le ministre d’Etat en charge de la santé, Denise Mekam’ne Edzidzie et les représentants des déflatés, notamment Gabin Clément Moudjegou et le représentant de l’Union des syndicats de l’administration publique (Usap), Amédée Moussavou, les 87 agents déflatés sont plus que déterminés à dénoncer devant les juridictions compétentes, le licenciement abusif dont ils sont victimes.

En effet, il ressort de la rencontre avec le ministre d’Etat, explique M. Moudjegou, que le dossier relatif à la situation des déflatés, notamment la procédure de leur licenciement et le payement de leurs droits, est définitivement réglé dans la mesure où ces derniers ont perçu hier leurs soldes tout compte.

Les représentants des déflatés qui ont tenu à rencontrer Denise Mekam’ne Edzidzie avec l’espoir de voir les choses évoluer en faveur des agents licenciés, ont plutôt essuyé des blâmes pour avoir parlé à la presse.

‘’Le ministre nous a dit, qu’elle s’est battue pour que nous soyons payés rapidement, contrairement à d’autres déflatés du pays qui attendent toujours. Elle nous a également blâmé, pour avoir informé la presse de notre licenciement abusif.’’, a dit Gabin Clément Moudjegou.

Nonobstant le plaidoyer des deux partenaires sociaux, dénonçant le licenciement des 87 déflatés et le calcul des droits des concernés. Ils n’ont reçu aucune garantie du ministre d’Etat, qui s’est contentée d’expliquer que les droits des déflatés ont été calculés par des experts et qu’ils ne souffrent d’aucune contestation, a repris Gabin Clément Moudjegou. Argument qui ne trouve pas l’assentiment du représentant des déflatés.

Pour lui, un licenciement obéit à une certaine procédure. En tant que délégué du personnel, soutient-il, il n’a jamais été informé par la Direction générale, et aucune notification écrite sur ce licenciement n’aurait été affichée. Même si l’inspecteur du travail a donné son accord, il n’en demeure pas moins, qu’il y a une procédure à respecter avant l’autorisation de l’inspecteur.

‘’Ce licenciement est illégal. Nous n’avons reçu aucun document. C’est de manière verbale que nous avons été informés mardi, alors que nous venions toucher nos primes de garde et de servitudes. Nous ne savons pas sur quelle base le calcul de nos droits a été fait’’, a-t-il déploré.

Aussi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de licenciement abusif, Gabin Clément Moudjegou soutient que les 87 déflatés de l’Hôpital des instructions des armées d’Akanda, esteront en justice leur ancien employeur. Une résolution qui sera certainement entérinée au cours de l’assemblée générale de vendredi 18 Mai prochain.

JRB/SM/FSS

 

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