Réhabilitation des voiries de Moanda : les  fuites d’eau freinent l’avancement des travaux

12-04-2019

La direction de la Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog), celle de la Société d’Energie et d’Eau (SEEG) de Moanda et de la Société nationale du patrimoine, ont effectué une descente sur le terrain, le mercredi  10 avril dernier, afin de constater l’état d’avancement des travaux des voiries de Moanda  où des canalisations d’eau, vieilles de plusieurs décennies (1974), se cassent sous l’impact des engins freinant ainsi l’avancement des travaux.

Après le lancement des travaux de réhabilitation des voiries de Moanda, dans le Haut-Ogooué (Sud-Est), notamment l’artère principale, l’entreprise adjudicataire des travaux, SGTP, la mission de contrôle, regroupement ADN et LNBTPG et autres, sont à pieds d’œuvre sur le terrain. Plusieurs  opérations sont réalisées comme celle du décaissement de la chaussée. Cependant, les fuites d’eau souterraines, précisément les canalisations qui se brisent lors du compactage, freinent l’avancement des travaux. Alertés, les différents responsables de la Comilog, le directeur de la SEEG et celui de la Société nationale du Patrimoine, sont venus s’imprégner de la situation sur le terrain. Le but étant de mettre en place une équipe pour la réhabilitation des tuyaux d’eau cassés.

«Lorsqu’on décaisse et on reconstruit la chaussée en faisant du compactage, on casse des tuyaux d’alimentation d’eau des populations. Ces incidents ralentissent les travaux. Nous avons jugé utile de venir avec la direction générale de la SEEG pour prendre de manière diligente et effective les travaux à faire et mettre en place une équipe qui permettra de réhabiliter les tuyaux d’eau cassés lors des travaux», a indiqué l’Administrateur directeur général de la Comilog, Leod Paul Batolo, sur le chantier.

Au sujet de l’impatience des populations quant à l’évolution du chantier, l’ADG  de la Comilog a spécifié qu’il y a un protocole  à suivre, si on veut atteindre l’objectif  d’une route de qualité. Lorsque les planches d’essai seront validées, a-t-il expliqué, les travaux vont aller à un rythme un peu plus accéléré.

«Nous avons commencé par deux planches d’essai, une devant la SEEG et une autre devant la poste. Ces planches d’essai permettent d’aligner tout le monde. On a un bureau de contrôle qui a des exigences.  On a un opérateur qui réalise les travaux, et qui doit tenir compte du cahier  de charge. Il faut donner le temps aux gens, entre le réalisateur des travaux et le bureau de contrôle, de s’aligner. (…) Nous avons vendu cette route pour huit mois. Nous faisons tout ce qu’il faut, pour être dans les délais de livraison», a poursuivi M. Batolo. 

Le chef de mission de contrôle, Mohammed Garba, a encouragé les différents partenaires à trouver une solution idoine au problème des tuyaux d’eau détériorés,  afin d’avancer vers la réalisation du projet. «Nous disposons de l’équipement nécessaire pour le contrôle géotechnique,  le contrôle topographique, de quantité et géotechnique. La structure de la chaussée est une structure lourde. On décaisse d’abord la chaussée sur 46 cm. On va avoir  une structure lourde comme sur la route nationale, c’est à dire avec 6 cm de béton bitumineux et une couche de base en grave bitume (...)», a-t-il expliqué.

La réhabilitation des voiries de la ville de Moanda, notamment l’artère principale (3,6 km), est financée par Comilog-ERAMET à hauteur de 3,9 milliards de F CFA. Avec une durée des travaux de huit mois, le dimensionnement de la structure de la chaussée est garantie pour 20 ans.
 
Nancy Tali  Ibinda
 

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