Programme de Logements sociaux : Une ambition au bilan mitigé 

21-08-2019

Le programme de 5000 logements par an, lancé en 2009 par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, en vue de satisfaire la demande où le déficit estimé à 200 000, si l’on inclut les ménages installés dans une habitation précaire, a connu de fortunes diverses. Et dans l’optique de rectifier le tir, la Société nationale immobilière (SNI) que dirige Hermann Kamonomono est à pieds d’œuvre.

La non finalisation de plusieurs chantiers comme  le programme de 3808 logements, porté par  la Société Nationale Immobilière (SNI) et les  projets de la Société Nationale du Logement Social (SNLS) à Bikélé et à Angondjé, pour près de 2049 logements et 650 parcelles viabilisées, n’ont pas permis d’atteindre les objectifs assignés à ce vaste programme, dont la seule réussite constatée, réside dans l’aboutissement de quelques chantiers, à l’exemple des 2000 logements du lotissement Alhambra, produits au Nord de Libreville, dans la commune d’Akanda.

Conscient de cet état de fait, tout en s’appuyant sur les recommandations du Plan de relance de l’Economie (PRE), le gouvernement gabonais s’est engagé à trouver des sources de financement grâce au partenariat public-privé.

Plusieurs mesures ont donc été prises. Ainsi, le Conseil des ministres, présidé le  16 novembre 2018 à Libreville par l’ancien Vice-président de la République, Pierre-Claver Maganga Moussavou, avait annoncé la fusion-absorption de la Société nationale des logements sociaux (SNLS) par la Société nationale immobilière (SNI). 

L’objectif visé est de recentrer les investissements consentis par l’Etat dans le secteur afin d’obtenir des résultats de plus en plus probants. En effet, le Gouvernement s’attèle à poursuivre sa politique de production de parcelles et de construction de logements à travers, entre autres, la finalisation prochaine des logements inachevés de la SNI et de la SNLS, l’identification des réserves foncières au profit de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national pour la production de parcelles.

Comme le rappelle l’Organisation des Nations Unies, le droit à un logement décent est un droit fondamental pour tout être humain. 

Aussi, au niveau du cadrage normatif et de l’orientation stratégique, le pays envisage de signer un partenariat avec le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU-Habitat), pour l’élaboration d’un Code de l’Urbanisme et de la Construction d’une part et, d’une politique nationale inclusive du logement et du développement urbain durable, d’autre part. 

Ce partenariat vise à mettre en œuvre le Nouvel Agenda Urbain adopté à Quito, en Equateur en octobre 2016, dans le cadre de la tenue de la 3ème  conférence vicennale des chefs d’Etat et de Gouvernement sur le logement et le développement urbain durable dite Habitat III, après Habitat I et Habitat II tenues respectivement à Vancouver, au Canada en 1976 et à Istanbul, en Turquie en 1996. 

Au-delà de cette orientation stratégique et règlementaire, le Gouvernement pense également à encadrer les filières du logement locatif et de la promotion immobilière afin de réduire les coûts des loyers et faciliter l’accès de tous à un toit décent.

Raïssa Minko 
 

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