Transport terrestre

Opération de recouvrement des taxes à Franceville : des taxis de plus en plus rares dans la ville

23-08-2019

Depuis quelques jours, les habitants de la ville de Franceville,  chef-lieu de la province de Haut-Ogooué (Sud-Est), connaissent une pénurie de taxis, occasionnée par des mesures répressives de la Direction provinciale des impôts contre le non-paiement de la patente, depuis près de quatre ans, par les transporteurs terrestres.

Population attroupée le long des artères et aux points de ramassage, bousculades pour emprunter les quelques taxis, en règle, qui circulent, telle est le constat que présente la ville depuis quelques jours. Une situation qui s’explique par le manque de véhicules de transport urbain, occasionnée par la campagne de recouvrement des patentes de la Direction provinciale des impôts du Haut-Ogooué et de l’Ogooué Lolo.

Depuis deux jours sur le terrain, les agents de la Direction provinciale des Impôts ont arraisonné plusieurs véhicules de transport en commun  qui ne se seraient pas acquittés de leurs taxes. Une situation qui a emmené plusieurs transporteurs à garer leurs véhicules.

Interrogé sur cette campagne de recouvrement, Nicolas Wandjie Mvou, directeur Provincial des Impôts, s’explique: «Cette Campagne s’étalera dans un premier temps, sur quatre jours. A la suite de ces quatre jours, une pause de deux semaines sera effectuée, afin de laisser aux uns et autres la possibilité d’être à jour. Après ce délais, la campagne reprendra ensuite de manière très stricte».

Pour le directeur provincial des Impôts, cette opération est conforme aux orientations du code des impôts. «La patente que nous réclamons aujourd’hui est une taxe obligatoire lorsqu’on fait du commerce. En matière de fiscalité, nous ne faisons pas de différence entre taxi, clando, camion, camionnette. Ce qui nous importe, c’est celui qui fait le transport. Car, dès que vous réalisez des revenus à partir du transport vous êtes imposable. Donc tout le monde doit s’aligner dans  la même enseigne», a-t-il précisé.

A en croire M. Wandjie Mvou, ces opérateurs économiques ont été largement informés, durant trois semaines, sur le fait qu’ils doivent s’acquitter de cette taxe.

«Les coûts varient en fonction du type de véhicule. Par exemple, les taxis paient 110 000 francs CFA, le taxi bus urbain 275 000 francs CFA, le transport terrestre par autobus 220 000 francs CFA, le transport terrestre  par camion 330 000 francs CFA, et le transport terrestre pour les camionnettes 110 000 francs CFA», a-t-il expliqué.

Cependant, pour permettre à ces opérateurs de s’acquitter de leurs taxes, la possibilité leur a été donnée de faire des avances et prendre des engagements afin de pourvoir élaguer  ce dû de manière échelonnée.

Certains responsables des véhicules indexés se sont attelés à payer leurs taxes.  D’autres par contre, bien que reconnaissant le bien-fondé de la mesure, disent trouver les montants exigés exorbitant pour être supportés par eux. Et préfèrent, par mesure de prudence, garer leurs véhicules.

Zita Sonia Okassa    


 

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