Perspectives économiques 2020 : la Banque mondiale annonce un léger rebond 

13-01-2020

La Banque mondiale (BM) voit à la hausse les perspectives économiques mondiales de cette année. Prévoyant que la croissance connaîtra un léger rebond cette année depuis la crise financière mondiale de 2008, la Banque mondiale établit la croissance économique à 2.5% cette année contre 2.4% en 2019. 

Un saut qui sera dû à la reprise progressive des échanges commerciaux et des investissements qui devrait marquer le pas dans l’économie avancée et passant de 1.6% à 1.4%, principalement en raison de la faiblesse persistante du secteur manufacturier.

«Le rythme décevant de la croissance mondiale s'explique aussi par le ralentissement généralisé de la croissance de la productivité observé au cours des dix dernières années. La croissance de la productivité (la production par travailleur) est essentielle à l'amélioration du niveau de vie et à la réalisation des objectifs de développement», souligne la Banque.

Néanmoins, la Banque mondiale met en garde contre deux phénomènes qui pèsent en outre sur cette reprise léthargique, faisant planer des doutes sur la trajectoire de la croissance économique. Il s’agit du gonflement sans précédent de la dette dans le monde et le ralentissement prolongé de la croissance de la productivité, dont la progression est indispensable à l'amélioration du niveau de vie et à l'élimination de la pauvreté.

Pour les économies émergentes et en développement, la Banque mondiale indique qu’elles verront la croissance s'accélérer à 4,1%, contre 3,5% l'an dernier. Toutefois, la reprise devrait venir en grande partie de quelques grands marchés émergents qui sortent d'une période de marasme économique ou qui se stabilisent après une récession ou des turbulences. Pour de nombreuses autres économies, la croissance devrait ralentir car les exportations et les investissements restent faibles. 

Si la Banque mondiale enregistre plusieurs croissances économiques cette année, l’inquiétude est prononcée sur le taux de croissance par habitant qui restera inférieure aux moyennes à long terme et progressera trop lentement pour atteindre les objectifs d’élimination de la pauvreté. «C'est en Afrique subsaharienne où vivent 56% des pauvres de la planète, que la croissance du revenu devrait être la plus lente», précise le communiqué de la Banque.

Sur l’endettement, le communiqué souligne que la dette des pays à faible revenu s'est en particulier accrue après avoir fortement diminué au cours de la période 2000-2010. Aussi, le gonflement de la dette peut également s'avérer utile en période de ralentissement comme moyen de stabiliser l'activité économique.

Florine Angue
 

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