Secteur des Hydrocarbures

L’Etat gabonais signe 3 contrats d’exploration pétrolière avec Perenco

15-02-2020

L’Etat gabonais, représenté par le ministre en charge des Hydrocarbures, Vincent Paul Massassa, et le ministre de l’Economie et des Finances, Jean Marie Ogandaga, a procédé à la signature, le vendredi 14 février à Libreville, de trois contrats d’exploration et de partage de production (CEPP) avec la Société pétrolière Perenco exploration Gabon SA, représentée par son directeur général, Baptiste Breton.

Attirée par les avantages du nouveau Code des Hydrocarbures gabonais, la Société pétrolière Perenco exploration Gabon SA a signé, après plusieurs mois de négociations, trois Contrats d’exploration et de partage de production (CEPP) avec l'État gabonais. 

Ces contrats concernent les blocs d’exploration «Ezila n°G4-260», «Onembe n° G4-261» et «Evaro n° G4-262», situés dans le sous-bassin du Nord du domaine pétrolier onshore, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest) et couvrant une superficie totale de 5161 Km2. 

Pour le ministre des Hydrocarbures, ces contrats marquent la fin de la traversée du désert qui a entraîné, pendant plusieurs années, une forte baisse de la production pétrolière, mais aussi un désert constaté dans les efforts de recherche par le manque d’attribution des blocs qui sont restés invendus depuis 2014. 

A en croire le membre du gouvernement, c’est depuis la promulgation du nouveau Code des Hydrocarbures en 2019 que la donne a changé. C'est en tout 10 contrats qui ont été signés avec trois entreprises.  

«Aujourd’hui, il y a de l’engouement qui passe par le nouveau Code des Hydrocarbures que nous avons promulgué depuis 2019. Cet engouement, nous le constatons pour les thématiques diverses et variés pour lesquels il y a aussi bien l’anté-salifère que le post-salifère. L’anté-salifère, c’est ce que nous sommes en train de regarder eu égard aux blocs profond, très profond, et même dans les eaux conventionnelles que nous sommes en train d’acter lors du 12e appel d’offre. Mais il y a également le post salifère notamment dans la plupart de ceux qui sont dans la zone de Mandji pour lesquels nous venons de signer. Cela devrait rassurer tous les autres opérateurs auxquels nous sommes en train de faire un clin d’œil à notre endroit pour valoriser encore un peu plus notre bassin. Lequel bassin dont la valorisation passe par les blocs qui sont mis à disposition pendant le 12e appel d’offre pour lequel nous allons nous remettre à convaincre tous ceux qui sont indécis, mais également par les négociations gré à gré pour les blocs libre», a souligné le ministre Vincent Paul Massassa.

Le ministre de l’Economie, pour sa part, a souhaité à l’entreprise d’y trouver beaucoup d’hydrocarbures car «le plus important pour nous est que vous vous tuez à la tâche pour trouver ce que le commun des mortels ne peut trouver», a indiqué Jean Marie Ogandaga, invitant le personnel dudit ministère à fournir plus d’effort «afin que les blocs restant à la disposition des partenaires puissent trouver preneurs rapidement et que le monde pétrolier gabonais puisse briller et continuer à apporter ce que les populations attendent de nous». 

«La signature est de l’intérêt que Perenco porte à ces blocs, de l’intérêt du Code pétrolier du Gabon. Recevez l’assurance de Perenco que nous mettrons tout en œuvre pour développer les ressources souterraines de ces trois blocs», a déclaré le directeur général de l’entreprise, Baptiste Breton.

En effet, à travers ces contrats qui ont une durée de huit ans d’exploration scindée en trois périodes de deux fois trois ans et une de deux ans, l’entreprise s’engage à investir au moins quatre-vingt-dix millions (90 000 000) de dollars USA (près de 50 milliards de francs CFA) pour la recherche des hydrocarbures dans le bassin sédimentaire gabonais.

Selon le directeur des Hydrocarbures, Jean Félix Obamba, ces trois blocs sont plus que prometteurs. «Ce sont des blocs situés à proximité des réseaux des plateformes déjà opérées par Perenco. C’est un avantage certain parce qu'en cas de découverte, ils pourront rapidement être mis en production. Je voudrais ajouter que les objectifs de ces blocs sont bien connus au Gabon, lesquels blocs ont produit des centaines de millions de barils. Il s’agit notamment de l’Ozourie, de la Pointe-Clairette, la formation du Ntchengué-Océan et du Batanga», a-t-il fait savoir. 

D’après l’administration pétrolière, la signature de ces différents contrats confirme l’attractivité des termes économiques et fiscaux du nouveau code des Hydrocarbures gabonais.

Florine Angue 
 

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