Ogooué-Ivindo/Pollution des eaux de l’ivindo : Il faut agir vite

02-06-2019

La pollution des eaux dans le district de M’vadhy, précisément dans le deuxième siège du département de l’Ivindo dans l’Ogooué-Ivindo (Nord-Est), interpelle. Si l’interpellation (mercredi 29 mai 2019) à l’Assemblée nationale, du ministre de l’Eau,  de l’Energie et des Mines, Tony Ondo Mba sur les risques de pollution d’eau du fleuve Ivindo  révèle un risque sanitaire élevé, il y a que le pays, engagé dans la préservation de l’environnement se devrait d’agir vite pour sauver les vies menacées. 

On pourrait être bien loin désormais des logiques qui visent à œuvrer pour la protection de l’environnement au Gabon. Du moins au regard du peu d’entrain constaté en faveur de la cause.

Bien que connu pour être  bon élève en Afrique et dans le monde quant à la protection de l’environnement et le développement durable de l’Afrique via l’implication du président de la République, Ali Bongo Ondimba, partant les engagements pris près les instances internationales, des efforts restent encore à consentir.

La récente interpellation (mercredi 29 mai 2019) à l’Assemblée nationale, du ministre de l’Eau,  de l’Energie et des Mines, Tony Ondo Mba, sur les risques de pollution d’eau du fleuve Ivindo ne saurait démentir. Dans le district de M’vadhy, précisément dans le deuxième siège du département de l’Ivindo, les populations, victimes de pollution seraient laissées pour compte. Elles (populations) sont victimes, aux dires du parlementaire ayant motivé l’interpellation du membre du gouvernement au Parlement, Germain Biahodjow, d’irruptions cutanées et de diarrhées dues à l’exploitation par une société chinoise d’un site minier au Congo Brazzaville, pays voisin du Gabon.

Un site d’exploitation minier, relève le parlementaire gabonais, à l’origine de la décoloration de l’eau du fleuve Ivindo, marquée par une certaine turbidité causée par les rejets issus de ladite exploitation. Rejets déversés systématiquement  dans le fleuve Ivindo, qui impactent la vie des autochtones privés d’eau courante, d’hydraulique villageoise et exposés à de risques sanitaires élevés.

Au-delà du constat accablant et des réponses somme toute annoncées, en réponse, il y a que la question de pollution, ici, devrait être prise avec sérieux. Car, il en va de la santé, de la vie des gabonais dont les pronostics vitaux pourraient être engagés si rien n’est fait dans l’urgence. Agir vite permettrait d’éviter le pire. D’autant qu’il s’agit d’une situation qui pourrait écorner la notoriété du Gabon en matière de préservation de l’environnement.

En qualité de coordonnateur du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), le président gabonais rappelait, en 2017 à la tribune de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York aux USA, sa volonté de protéger l’environnement pour le développement durable de l’Afrique.

Le rôle de leader du Gabon à l’échelle planétaire n’aura-t-il pas aidé les acteurs gabonais en matière environnementale à plus de présence? Sinon comment expliquer le peu d’intérêt manifesté à une question qui aurait dû relever de la souveraineté de l’Etat sous d’autres cieux (parce qu’impacté par des rejets issus de l’exploitation minière en territoire étranger). 

Il s’agit bien d’une atteinte humaine à l’environnement, une forme de pollution, au même titre que le réchauffement climatique, la déforestation, la disparition de milliers d’espèces animales et végétales. La pollution des eaux de l’Ivindo, est en total déphasage avec la logique de préservation de l’environnement, considérée comme étant une question de vie ou de mort par les plus hautes autorités gabonaises. Ne pas agir vite serait jeté l’opprobre sur l’œuvre entamée en matière de préservation de l’environnement.

Le Gabon, pays d'Afrique centrale de 267 667 km⊃2;, situé sur la côte atlantique, possède d'importants parcs protégés. Il a adopté une loi d’orientation sur le développement durable le 1er août 2014. Le pays détient 20 aires marines protégées (9 parcs et 11 réserves aquatiques qui couvrent 26% de l’espace marin gabonais. 11% du territoire, soit plus de 30.000 km2 sont dédiés  à la gestion durable de l’écosystème au sein de 13 parcs nationaux. Les systèmes naturels  dans lesdits parcs ont été préservés et comprennent la plus grande part intacte de la forêt tropicale d’Afrique. 

Un héritage pour la planète qui mériterait autant d’attention que la pollution des eaux dans le district de M’vadhy, précisément dans le deuxième siège du département de l’Ivindo, interpelle.

Sidney Mbina
 

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