Environnement 

Destruction par les communautés d'une mangrove  dans le 5ème arrondissement de Libreville 

07-07-2019

Les mangroves, qui sont des zones de reproduction d'environs 80% des espèces de poissons, sont victimes de l'ignorance de certaines communautés vivant au Gabon. À Mindoubé 1, dans le 5ème arrondissement de Libreville, elles sont détruites alors qu'elles protègent les hommes contre les catastrophes naturelles.

Le 5ème arrondissement de la commune de Libreville, plus précisément au quartier Mindoubé 1, est en proie à un scandale environnemental. Et pour cause, la destruction d'une mangrove par des personnes vivant dans la périphérie de la décharge publique du quartier cité, à l'effet d'y ériger des habitations.

Si pour le commun des Gabonais et des autorités municipales, notamment, les faits restent insolites, il y a que l'État, en plus des Organisations non gouvernementales (ONG) et associations à connotation environnementale, ne verseraient plus suffisamment leurs contrôles sur la mangrove, écosystème indispensable pour la reproduction de la ressource halieutique.

Et, les arguments, pour témoigner du peu d'intérêt quant à la destruction de l'écosystème ne manquent pas. Ils montrent en effet le paradoxe, voire un certain contraste avec les impressions données par les responsables de la municipalité de Libreville descendus sur les lieux, le vendredi 05 juillet écoulé, constater l'ampleur des dégâts et annoncer le déguerpissement à venir des familles qui y résident et à l'origine de ce désastre environnemental, peut-on dire. 

Au titre des raisons qui peuvent l'expliquer, il y aurait entre autres, l'ignorance des populations. L'absence de sensibilisation des communautés par rapport à la loi sur la problématique des mangroves. Et surtout l'emprise de l'État (il y aurait comme une démission de l'État, qui s'inscrit malheureusement dans la réaction tardive, plutôt que de viabiliser en amont les espaces habitables et de faciliter la délivrance de titres fonciers). 

Autrement dit, en demeurant dans l'obscurantisme et devant la démission quasiment de l'État et des organisations non gouvernementales locales, les auteurs de destructions des mangroves,  comme les habitants du 5ème arrondissement, ne sauraient savoir qu'elles (mangroves) sont les zones de reproduction d'environs 80%  des espèces de poissons.

Les mangroves nous protègent contre les catastrophes naturelles en plus de l'érosion côtière, qui réduit tous les jours, la superficie des pays africains et le fait qu'elles séquestrent 5 fois plus de gaz carbonique que les autres couverts végétaux normaux, indiquait récemment le Secrétaire exécutif de la Convention d'Abidjan sur les océans, Abou Bamba, dans un média international. 

Le paradoxe, révèle-t-il, est que les mangroves sont détruites par ceux qui en vivent. Une citation donnée dans le cadre de la Conférence d'Abidjan tenue le 02 juillet 2019, sous le thème et mot d'ordre: «Sauvez les mangroves!» 

À ce rendez-vous étaient conviés les ministres de l'Environnement des 22 pays africains baignés par l'Océan Atlantique dont le Gabon.

Sidney Mbina

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