Changement climatique : Les pays d’Afrique centrale adoptent une stratégie commune

17-09-2019

Brazzaville a abrité du 6 au 7 Septembre 2019, la réunion extraordinaire des ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) avec pour objectif l’adoption d’une position commune, dans le cadre du sommet de l’action sur le climat prévu ce 23 septembre à New-York.

Le Gabon, à travers, le ministre de la Forêt, de la Mer, de l’Environnement chargé du plan climat, Pr. Lee White et le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, représentante du Gabon auprès de la CEEAC, Nanette Longa Makinda, ont pris part à la réunion tenue au siège de la Banque de Développement des Etat de l'Afrique Centrale (BDEAC).

Trois points étaient au centre  des discussions de  la rencontre de haut niveau sur le changement climatique, à savoir, la lecture du rapport des experts sur l'avant-projet de Déclaration relatif à la position commune; la présentation générale du sommet de New York, l’examen de l'avant-projet de déclaration sur une position commune. 

En sa qualité de ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, représentante du Gabon auprès de la CEEAC, Nanette Longa Makinda a rappelé l’importance de la forêt tropicale d’Afrique centrale, 2ème poumon de la planète,  qui capte près de 70 milliards de tonnes de carbone.

Après les gigantesques incendies de Sibérie en début Août (12 millions d'hectares ravagés depuis janvier), c'est désormais la forêt équatoriale africaine qui est victime des flammes. Comme le note La Voix du Nord, «en Angola, au Congo, en République Démocratique Du Congo, en Tanzanie ou encore en Zambie, des milliers d’incendies consument des quantités phénoménales de végétation».

Depuis le début de l’année, c’est la République Démocratique du Congo (RDC) qui a comptabilisé le plus de départ de feu, loin devant le Brésil (Amazonie). Depuis le 1er janvier 2019, selon les chiffres du Global Forest Watch Fires, le pays a ainsi recensé 1.908.154 alertes.

«Ce tableau dressé nous rappelle combien nous avons entre nos mains une part importante de la solution, à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Toutefois, des efforts supplémentaires pour atteindre nos objectifs devront se traduire par l’adoption de nouvelles contributions nationales ambitieuses et réalistes», a confié  Mme le ministre délégué. Ces propos ont permis de réaffirmer la volonté du Gabon de lutter  contre le changement climatique.

Depuis que  le pays, à travers le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, occupe la présidence, au sein du Comité des chefs d’Etat et de Gouvernements africains sur les changements climatiques (CAHOSCC), le pays a décliné sa vision stratégique, notamment, la mise en œuvre d’une politique climatique intégrée à la politique africaine de développement durable, déclinée dans l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Pour cela, il a développé le premier document de vision stratégique du CAHOSCC qui se décline sur 3 principaux axes dont la consolidation des acquis et le renforcement des initiatives continentales sur le climat, la mise en place d’une véritable stratégie de financement et de mobilisation des ressources nécessaires à la matérialisation des initiatives africaines et enfin, le maintien de la cohérence entre les principaux organes africains de lutte contre les changements climatiques.

Emma Raïssa Assengone 
 

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