Les préparatifs du 1er Forum international sur l’Iboga  s’accélèrent

21-09-2019

En vue de préparer le 1er forum international sur la Tabernanthe «Iboga» qui se tiendra en juillet 2020, l’ONG IDRC-Africa, en partenariat avec la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature, a organisé, le vendredi 20 septembre 2019, une réunion d’information sur le Protocole «Nagoya», relatif à l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages de leur utilisation.

La rencontre, qui s’articulait globalement sur la présentation du Protocole de «Nagoya», a permis au Directeur général de l’environnement et de la protection de la nature, Emmanuel Bayani Ngoyi, d’édifier les acteurs concernés sur cet instrument important de régularisation des ressources forestières dont l’Iboga. Du nom d’une ville Japonaise, ce Protocole permettra d’instaurer le partage des avantages découlant des ressources naturelles. 

Selon lui, les parties prenantes devraient travailler en synergie pour une utilisation rationnelle de cette essence,  au profit des communautés locales, ainsi que pour une commercialisation réglementée. Il s’agit de travailler ensemble et lutter contre la biopiratrie et œuvrer à ce que le Protocole de Nagoya soit effectif. 

Non sans revenir sur les avantages monétaires et non monétaires, il s’est appesanti sur la question de la réglementation, tout en soulignant la perspective de création d’industries de transformation.

Pour le Directeur de l’ONG «Conserving Sacred Heritage of Gabon», Yann Guignon,  la rencontre de ce jour avait un intérêt majeur au regard des appétits fortement croissants, observés autour de ladite ressource. Une situation qui «nécessite une réglementation forte et durable», a-t-il dit. Il est temps, selon lui, d’instaurer une relation équitable et durable entre les acteurs, en vue de la production d’un nouveau rapport sur ces ressources.

Pour M. Hervé Omva Ovono, coordonateur de l’ONG IRDC Africa, il s’agissait de discuter avec l’ensemble des parties prenantes qui prendront part à l’atelier préparatoire de février 2020 et audit forum en juillet 2020. 

La séance d’échange consistait, par ailleurs, à édifier les acteurs sur le Protocole de Nagoya qui instruit sur la gestion rationnelle de ladite plante et sa commercialisation dans un cadre correct, sans pourtant la piller. «Selon un rapport relatif à la question, sur 80% de l’Iboga qui est vendu au niveau international, le Gabon ne bénéficie en rien de cette manne. Dans le processus de diversification, en s’appuyant sur le Gabon vert, l’IRDC pense qu’il est important de conduire une démarche qui permettra la mise en place d’un cadre juridique correct pour que le Gabon puisse bénéficier des retombées issues de la commercialisation de la Tabernanthe Iboga», a-t-il déclaré. 

Le premier responsable de l’Iphametra, Henry-Paul Bourobou Bourobou, quant à lui, s’est prononcé sur l’important du Protocole de Nagoya, qui pour lui, est instrument important, une «chance» pour l’Afrique. Lequel outil permettra d’avoir des avantages de l’exploitation et de la commercialisation de l’Iboga. Une essence qu’il a qualifiée de mine d’or, de pétrole vert. «L’Iboga est une richesse inestimable pour le pays», a-t-il fait savoir. 

Carine Edwige Mindze 

   

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