Une cargaison de bananes infectées saisie au marché banane au PK 8

10-09-2019

Les agents de la brigade de l’hôtel de ville de Libreville ont saisi, le  lundi 09 septembre, au «marché banane» au PK8, dans le 5e arrondissement, une importante quantité de régimes de  bananes potentiellement dangereux. Appartenant à quatre commerçantes de nationalité gabonaise, ces produits en provenance du Cameroun, sont suspectés de contenir un produit supposé nocif  pour la santé appelé «versé-versé».

Informés par une source de bonne foi, les agents de la brigade de la Mairie de Libreville ont procédé  à la confiscation d’une quantité non négligeable de régimes de bananes potentiellement dangereux pour la santé des consommateurs. Découverte  au marché banane du PK8, dans le 5e arrondissement de Libreville dans un camion  en provenance du Cameroun, cette cargaison est la propriété de quatre vendeuses gabonaises exerçant dans ledit marché à savoir mesdames, Sterly A, Blandine N.N, Edwige A, et Léa M.

Selon l’inspecteur général municipal de l’hôtel de ville, Armand Dagraçia, cette opération s’est déroulée de façon conjointe avec la direction générale des affaires économiques de la  même institution municipale. Elle  a permis de retirer à temps, ce stock de bananes inquiétant  du circuit de la vente pour lequel il était destiné.  Cette prise serait en effet contaminée, par un produit dangereux appeler «versé-versé».

De couleur incolore à l’exemple de l’eau, aux dires d’une des commerçantes, ce liquide a pour effet  d’accroître assez rapidement le processus de  murissement d’un régime de bananes vertes en bananes mûres. Coupées la veille, des bananes ayant été savamment  aspergées de la dite solution, n’aurait en effet aucun mal à être consommées en beignets deux jours après.

Donnant les raisons de cet acte aux conséquences multiples sur la santé des consommateurs,  Sterly A, étudiante à l’Université des sciences de la santé (USS), et commerçante à l’occasion, justifie cette forfaiture par le fait que de nombreuses familles apprécient la consommation de la banane mûre, et même  sous forme de beignets. D’où le désir de répondre à la forte demande, et de multiplier les bénéfices.

Passant aux aveux, Blandine N.N a indiqué aux agents municipaux que cette solution est également utilisée par d’autres commerçants dans le cadre de la préparation et la vente des «nikes» (ailes de poules braisés, ndlr), un met très prisé par toutes les catégories d’âges. «Comme nous, les vendeurs des «nikes» utilisent également le versé-versé. C’est d’ailleurs eux qui nous ont conseillé de faire comme eux, vu que c’est à eux que nous vendons très souvent la banane», a-t-elle reconnu.

Après cette saisie, une grande première pour l’inspection générale municipale et la direction  générale des affaires économiques de l’hôtel de ville de Libreville, les stocks ont été envoyés à l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), pour des analyses approfondies.

Devant la gravité et les nombreuses conséquences de cette découverte, il apparait plus qu’urgent que tous les acteurs impliqués dans la protection des aliments et des consommateurs prennent la mesure de  nouvelles méthodes en vigueur. Mais surtout que les plus hautes autorités prennent des mesures fortes, à même de  stopper toutes initiatives mettant en danger, à moyen ou long terme,  la santé des populations.

Désiré Menzoughe
 

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