12ème Sommet extraordinaire de l’UA : La  ZLEC entrera en vigueur dans un an 

08-07-2019

Les travaux du 12ème  Sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) se sont achevés, ce lundi 8 juillet à Niamey au Niger, avec le lancement de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), qui entrera pleinement en vigueur dans un an. 

Lancé en grande pompe, le dimanche 07 juillet, le 12ème Sommet extraordinaire de l’Union Africaine a pris fin ce lundi 8 juillet à Niamey au Niger  devant un parterre de chefs d’État et de ministres. Symboliquement, plusieurs dirigeants africains ont inauguré les cinq instruments opérationnels qui permettront le fonctionnement de cette zone de libre-échange dont le  siège de son secrétariat permanent sera basé à Accra, au Ghana.

La ZLEC entrera pleinement en vigueur dans un an et 54 pays en feront partie, peut-être même 55. Car l’Érythrée, le seul pays à ne pas avoir signé l’accord, a annoncé qu’il pourrait finalement le faire. Une équipe d’experts de l’Union africaine doit prochainement se rendre sur place.

La zone de libre échange  continentale africaine (ZLECA ou ZLEC), est un projet de zone de libre-échange.  Elle regroupe la zone tripartite de libre-échange, qui doit inclure le marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), la communauté d'Afrique de l'Est (CAE) et la communauté de développement d'Afrique australe (SADC), avec d'autre part la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'union du Maghreb arabe et la communauté des États sahélo-sahariens. L'objectif du projet est d'intégrer à terme l'ensemble des 55 États de l'Union africaine au sein de la zone de libre-échange.

Le commerce transfrontalier informel (CTFI) est susceptible de jouer un rôle déterminant pour la réalisation des objectifs de transformation structurelle et de réduction de la pauvreté figurant dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. L’économie informelle emploie la majorité des africains. Une grande partie des personnes impliquées dans l’économie informelle exercent une activité commerciale informelle transfrontalière. Le CTFI représente ainsi 30 à 40 pourcent du commerce intra-régional total au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et 40 pourcent au sein du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

En l’absence d’opportunités économiques suffisantes dans le secteur formel, ce commerce jouera  un rôle crucial dans la génération de revenus, la création d’emplois et la sécurité alimentaire, notamment pour les populations les plus vulnérables du continent, comme par exemple les femmes et les jeunes, qui constituent généralement la majorité des commerçants transfrontaliers informels. 

En Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, les femmes représentent près de 60 pourcent des commerçants informels. En Afrique australe, cette part est de 70 pourcent. Le CTFI, qui s’avère être plus réactif que le commerce formel face aux chocs et aux crises alimentaires, est largement pratiqué par les personnes officiellement au chômage et les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), et il doit donc être pris en compte pour les stratégies d’inclusion.

De façon peut-être plus surprenante, le CTFI offre également des opportunités significatives en matière de diversification économique, de valeur ajoutée et de développement de chaînes de valeur transfrontalières compétitives. Cela s’explique par le fait que la portée du CTFI est large et va au-delà des produits agricoles de base, tels que le maïs ou le lait cru, pour inclure également des produits manufacturés (produits alimentaires transformés, vêtements, produits électroniques et pièces détachées automobiles) ou des services (réparations de vélos ou de voitures, services de coiffure et travail artisanal).

Les conditions difficiles du CTFI

Les commerçants transfrontaliers informels sont confrontés à un certain nombre de difficultés qui empêchent le CTFI de déployer tout son potentiel : manque de facilitation des échanges, infrastructures inadéquates aux frontières, accès limité au financement, manque d’informations sur les marchés, corruption et insécurité, compétences et possibilités de formation limitées en matière de gestion d’entreprise.

Bien que ces difficultés soient communes à de nombreux commerçants africains, elles sont particulièrement marquées dans le contexte informel. La majorité des commerçants transfrontaliers sont par exemple partiellement ou complètement analphabètes, ce qui les empêche de lire, comprendre et remplir les nombreux formulaires et de satisfaire aux autres formalités exigées aux frontières. Les fonctionnaires des douanes en profitent dans certains cas pour demander aux commerçants transfrontaliers informels de payer des droits sur des marchandises qui ne devraient pas en faire l’objet, voire d’exiger des pots-de-vin pour les laisser passer la frontière avec leurs marchandises. Les commerçants informels sont également souvent traités comme des criminels ou des clandestins, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux abus, à la corruption et au harcèlement des représentants de l’autorité (fonctionnaires des douanes, de l’immigration ou forces de police).

La naissance de cette zone de libre-échange a été saluée par tous à Niamey. La première étape est donc réussie, mais la suite risque d’être beaucoup plus compliquée. Les négociations s’annoncent longues et âpres : le calendrier des réductions de droits de douane et la circulation de biens importés de l’étranger font déjà l’objet de vifs débats.

Un soutien plus fort au G5 Sahel

Même si elle a pris une grande place dans les débats, la Zlec n’a pas été le seul sujet abordé lors de ce sommet de Niamey. Il a également été question de lutte contre le terrorisme. Les pays du G5 Sahel ont demandé aux autres États du continent un soutien plus appuyé à l’ONU. Il se murmure que l’Union africaine pourrait prochainement apporter une aide directe aux pays sahéliens. Une aide sous forme d’équipements militaires devrait être fournie par une grande puissance étrangère, via l’UA.

Le Soudan et les questions d’émigrations ont également été abordés, tout comme la situation en Libye. Le comité de haut niveau de l’Union africaine consacré à cette question s’est réuni, dimanche, à huis clos. Un communiqué devrait être rapidement publié. Selon nos informations, ce comité devrait notamment proposer qu’un envoyé spécial conjoint à l’Union africaine et aux Nations unies puisse se rendre sur place.

Le vendredi 05 juillet dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA avait demandé la mise en place d’une enquête indépendante sur le bombardement de Tajoura. Un conseil qui avait également appelé à l’évacuation des migrants de Libye et à la fermeture des centres qui les accueillent.

Le commerce transfrontalier informel (CTFI) est susceptible de jouer un rôle déterminant pour la réalisation des objectifs de transformation structurelle et de réduction de la pauvreté figurant dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. L’économie informelle emploie la majorité des africains. Une grande partie des personnes impliquées dans l’économie informelle exercent une activité commerciale informelle transfrontalière. Le CTFI représente ainsi 30 à 40 pourcent du commerce intra-régional total au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et 40 pourcent au sein du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

CSM (Source RFI)

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