Covid-19 : Les activités socioéconomiques impactées à Mouila

09-04-2020

Avant la découverte du premier cas de coronavirus au Gabon, le gouvernement veille au respect de consignes sanitaires, de confinement partiel, de fermeture des commerces, à l’instauration du couvre-feu, afin que les populations soient épargnées. Cette situation préoccupante baisse de manière drastique les activités socioéconomiques dans la ville de Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié. Situation.

La pandémie du covid-19 n’était pas prise au sérieux par certains résidents de Mouila dès l’annonce du premier cas. Avec de nombreux décès au quotidien dans le monde (+70 000 morts), plusieurs se sont rangés : respect des mesures gouvernementales  de confinement partiel, d’hygiène, de limitation des fréquentations, de respect du couvre-feu.

 Aucun signalement de contrevenants n’a encore été enregistré au comité de pilotage de la cellule de veille locale, présidé par le gouverneur Benjamin Banguebé Mayoubi appuyé techniquement par le directeur régional de santé centre sud, Dr Nigel Igor Makaya.

Cependant, en prévision de la maladie « une grande salle équipée a été apprêtée au Centre hospitalier régional de Mouila (CHREM), nous sommes en éveil pour parer à toute éventualité, pas encore de cas enregistré dans la ville ou ses environs, mais nous appliquons toutes les mesures sanitaires car on ne sait jamais », indique une source proche de la cellule.

Les comportements changent, les distances quelque peu, comme lors de la paie des fonctionnaires salariés le 25 mars dernier dans les structures bancaires. Des dispositions avaient été prises malgré l’affluence. 

Côté transport urbain, les consignes sont suivies, sans exagération des tarifs. C’est chez les transporteurs interurbains que les tarifs ont augmenté selon les trajets, à l’exemple de Mouila – Libreville. C’est désormais 14 500 FCFA le billet au lieu de 10 000F avant la pandémie. Une augmentation due à la restriction du nombre de places dans les bus. Mais, le souci majeur des voyageurs est de ne plus rallier la capitale gabonaise. 

Côté santé, les évacuations sanitaires se font vers d’autres structures médicales mieux outillées, au-delà du refus par quelques unes d’en recevoir prétextant procéder à la désinfection des bâtiments.

Les activités socio-économiques ne sont pas en reste. Elles sont aussi en baisse. Les commerces sont fermés, sauf l’alimentation. La consommation ne se fait plus sur place dans les cafétérias et restaurants, le marché a perdu ses habitudes. La journée, des commerçants veillent devant les échoppes pour éviter les vandales. 

Même les veillées mortuaires sont impactées. L’assistance y est allégée. Une contrainte décriée par les familles qui ne peuvent plus convenablement faire le deuil de leurs proches. Mais la situation est peu contrôlable dans les villages où l’on veille encore au maintien des us et coutumes, loin des regards des agents des forces de sécurité. 

En fait tout est au ralenti, certaines langues disent même que si cela perdurait, Sobraga Mouila pourrait arrêter la production de boissons et attendrait d’épuiser ses stocks. Autant pour Olam Palm qui verrait ses régimes de noix de palmes pourrir. Le chômage technique qui pointe à l’horizon. 


JPM    
 

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