Nkoghé Békalé présente les grands axes de l’action gouvernementale au Conseil économique social et environnemental 

14-05-2019

Réuni en session extraordinaire ce mardi 15 mai autour de René Ndémezo’Obiang, le Conseil économique social et environnemental (CESE), a reçu le Premier ministre gabonais, Julien Nkoghé Békalé et son équipe gouvernementale, venus présenter les stratégies et plans d’actions de certains ministères, pour la relance de l’économie.

Organisée ce mardi à Libreville dans le cadre du dialogue initié par le Chef du gouvernement, Julien Nkoghé Békalé, avec l’ensemble des institutions de la République, dont le Conseil économique social et environnemental (CESE), cette rencontre a permis au chef de l’exécutif et son équipe de partager aux membres du conseil les grands axes de l’action gouvernementale. Il s’agit notamment des réformes structurelles sectorielles, les mesures gouvernementales prioritaires et le dialogue permanent multidimensionnel.

Se voulant privilégiée, permanente et dynamique par Julien Nkoghé Békalé, cette démarche à l’endroit de la plus vielle des institutions du Gabon a eu pour objet de tirer le meilleur avantage possible des avis du conseil. Mais surtout de recevoir des conseils et propositions utiles, et constructives pouvant améliorer au mieux les différentes politiques élaborées par le gouvernement. 

Au sujet des réformes structurelles dont lui et les membres du gouvernement ont fait la présentation aux membres du conseil, le Chef du gouvernement a relevé leur caractère vital et indispensable. Eu égard à la situation économique peu reluisante que traverse actuellement le Gabon.

«En ce qui concerne les réformes structurelles, il importe de souligner qu’elles sont vitales et nécessaires, au regard de la situation actuelle du pays qui fait face à de sérieuses contraintes de divers ordres, trouvant leur origine dans des facteurs à la fois endogènes et exogènes, notamment un contexte économique mondial difficile», a-t-il déclaré, reconnaissant toutefois que de nombreux dysfonctionnements et anormalités qui fragilisent malheureusement le cadre macroéconomique du Gabon sont assignables aux mauvais choix pris par les décideurs. 

Mais également du fait d’avoir trop souvent renvoyé à plus tard l’effectivité de certaines réformes importantes. D’où la nécessité, selon lui, de réformer le pays en profondeur sur le plan institutionnel, politique, mais aussi en matière de bonne gouvernance et de formation…

Aussi, a-t-il sollicité l’implication du conseil à travers son rôle de conseil, par une formulation plus pertinente des actes et politiques publics. Ce, afin de rendre possible l’indispensable réussite des réformes prises par le gouvernement, dans le but d’asseoir un meilleur contrôle de nos dépenses publiques.

Marqués également par la présence des représentants de regroupements au sein de ce conseil, les échanges ont permis à ces derniers d’attirer l’attention des membres du gouvernement sur l’état de détérioration inquiétante du tissu social.

En réponse, les ministres, dont celui de l’Education nationale, des Infrastructures et des Equipements, de l’Economie et celui du Budget et des Comptes publics, ont rassuré l’ensemble des membres du conseil quant à leur engagement pour  la mise en œuvre des mesures gouvernementales prioritaires. Faisant la synthèse des avis formulés par le CESE lors de cessions antérieures, notamment sur les recommandations relatives au plan de relance économique, mais aussi des recommandations relatives aux dernières lois des finances, le 1er secrétaire du bureau, Aline Sylvie Minko Mi Etoua a encouragé le gouvernement à poursuivre ses efforts de réduction des efforts de réduction des charges à tous les postes de dépenses. Dont celles relatives aux dépenses de personnels.

De même, le conseil a recommandé fortement à ses hôtes que toutes les réformes sectorielles fassent l’objet au préalable d’une large concertation avec les partenaires sociaux afin d’éviter tous probables débordements. Il a néanmoins déploré la forte pression fiscale exercée sur les ménages par la multitude de nouvelles taxes, la charge de la dette évaluée à 946 milliards de francs CFA, en plus de la faiblesse du rythme de diversification de l’économie.

Désiré Menzoughe

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