Situation politique du Gabon : l’analyse de Paskhal Nkoulou

02-09-2019

Le président du Bloc démocratique populaire, Paskhal Nkoulou, a animé une conférence de presse, le samedi 31 août dernier à son siège de Libreville, sis à Akébé-ville. Occasion pour l’homme, désormais au centre du débat politique, après un passage au sein de la Majorité présidentielle, de livrer sa part de vérité sur la situation politique du Gabon. Parmi les sujets évoqués, les incessants appels au dialogue, la convalescence du chef de l’Etat, et la supposée prise en otage du président par ses proches collaborateurs, lesquels prendraient désormais les décisions à sa place.

Pour ce qui est de l’appel à un énième dialogue politique, Paskhal Nkoulou et les siens n’y voient pas d’intérêts, quelques deux ans après une messe semblable à Angondjé.  Aussi estiment-ils que ces appels sont beaucoup plus l’œuvre d’acteurs socio-politiques en mal de reconnaissance, en vue de continuer à se partager «le gâteau Gabon», comme cela s’est souvent fait au sortir de ce type de rencontres. Pendant ce temps, a-t-il déploré, les Gabonais ont du mal à joindre les deux bouts.  

«Comment expliquer que ces acteurs politiques et leurs amis religieux-autoproclamés médiateurs, si soucieux du sort du Gabon, ne se soient jamais mobilisés pour poser les vrais problèmes auxquels font systématiquement face nos compatriotes : la pauvreté, le mal-logement, l’insalubrité, l’insécurité, les carences en matière de fourniture d’eau et d’électricité, comme d’infrastructures scolaires et universitaires, etc.», s’est-il interrogé. Et d’ajouter que s’ «il existe un véritable mal gabonais qui est en train de devenir cancérigène, c’est bien dans ces domaines».  

Abordant la thèse selon laquelle ce serait le directeur de cabinet du président gabonais qui serait aux manettes du pays, Paskhal Nkoulou y pressent «des contrevérités», et fait le choix de la prudence.

«Dans tous les cas, nous au BDP, nous ne notons dans ses actions rien qui sorte de son champ de compétence administratif, conformément aux décrets qui régissent la fonction de directeur de cabinet. Il y est dit que ce dernier assiste le président de la République dans l’exercice de ses missions reconnues par la constitution. Le directeur de cabinet, outre l’animation du cabinet, peut donc être mandaté pour le suivi de certaines questions relevant de l’autorité directe du président…Le paradoxe dans la guerre qui est livrée au directeur de cabinet, c’est que lorsque les nominations se font, les heureux nommés couvrent d’éloges le chef de l’Etat et personne ne félicite le «Blanc». Mais quand on est démis c’est bizarrement l’œuvre du DC. Mais enfin, quand Ali Bongo Ondimba nomme il est conscient, mais quand il enlève, c’est Brice Laccruche Alihanga qui le manipule. C’est grotesque».

Sur la convalescence d’Ali Bongo Ondimba enfin,  Paskhal Nkoulou reconnait d’entrée que le chef de l’Etat «connait une situation très difficile depuis 11 mois». Avant de tempérer :

«Le président de la République au travers de ses sorties publiques, non seulement il joue à la transparence sur son état de santé, mais avec grandeur, il nous dit qu’il est à la barre, et qu’il compte  remplir les charges qui relèvent de ses fonctions». Mieux, «à travers cet acte de courage et d’invite à servir la patrie sans s’économiser, Ali Bongo Ondimba nous dit aussi en silence que si jamais il pressentait que ses capacités physiques, psychiques et intellectuelles et mêmes mentales ne lui permettaient plus de remplir sa charge, il parlera au peuple gabonais souverain et tirera les leçons qui s’imposent. Mais ce discours, il faut avoir du cœur pour le comprendre», a-t-il estimé.

Freddy Eyogue

 

 

 

 

 

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