Après son exclusion du PDG: quel avenir  pour Ali Akbar Onanga ?

07-10-2019

Après l’exclusion du député Ali Akbar Onanga Y’Obegue du Parti Démocratique Gabonais (PDG) pour «atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité», et suite à la constatation de la vacance au premier siège du département de la Lékoni-Lékori (dans le Haut-Ogooué) par la Cour Constitutionnelle dans sa décision n°339/CC du 9 août 2019 relative à la requête présentée par le président de l'Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, plusieurs observateurs de la scène politique gabonaise se posent des questions sur son avenir politique. 

Selon la décision rendue par la Cour Constitutionnelle au sujet de la vacance  du siège de député qu’occupait l’ex membre du PDG, Ali Akbar Onanga Y’Obegue,  une élection partielle en vue de pourvoir ledit siège sera  organisée dans les deux mois qui suivent la notification de la cour. 

«La  présente décision sera notifiée au requérant, au Président de la République, au Premier ministre, au Président du Sénat, communiquée au ministre chargé de l'Intérieur, au Président du Centre Gabonais des Elections et publiée au Journal Officiel de la République Gabonaise ou dans un journal d'annonces légales», avait signifié la Cour.

Les faits remontent à plusieurs mois déjà. En effet, l’ex secrétaire général du gouvernement et membre du gouvernement, fidèle compagnon de la première heure du président Ali Bongo Ondimba, revenant d’une  tournée du parti dans sa localité, avait posté sur sa page Facebook que le secrétaire général du PDG, Eric Dodo Bounguendza, était le «Seul remplaçant du Distingué camarade» Ali Bongo Ondimba. Ce qui lui a valu l’exclusion de son parti politique car, dans les dispositions statutaires du parti au pouvoir, il n’est nullement question d’un remplacement du  président du parti.

«Je viens de prendre part avec bonheur au week-end politique dans la  Lékoni Lékori où, avec d’autres camarades, nous avons réservé un accueil très chaleureux au camarade secrétaire général et à sa suite», écrit-il sur sa page Facebook, le lundi 29 juillet 2019, avant d’ajouter  «Le Secrétaire général, en sa qualité statutaire de seul remplaçant du Distingué camarade en cas d’empêchement, et de gestionnaire du parti au quotidien, nous a délivré le message du Distingué Camarade Président que nous avons écouté religieusement et entendu», avait-il écrit.

Des propos, selon ses camarades, contraires aux idéaux du parti d’où son éviction sans ménagement ; «Le camarade Ali Akbar Onanga Y’Obegue, député du 1er siège du département de la Lékoni-Lékori, est exclu pour atteinte à l’unité du parti et acte contraire à la probité», avait annoncé le président de la commission permanente de discipline (CPD) du PDG, Guy Benjamin Ndounou Mondo.

En effet, on lui  reproche  d’avoir fait des «déclarations tendant non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militantes et militants du Parti démocratique gabonais, mais aussi à remettre en cause la teneur du message du DCP [distingué camarade président] traduit par le camarade secrétaire général à l’ensemble des militants», a-t-on dit.

Au regard de tout ce qui précède, l’avenir politique de l’ancien ministre de la Fonction publique et compagnon de longue date du président gabonais  suscite  moult interrogations. Si l’idée de la création d’un parti politique semble ne pas être d’actualité, d’autres options sont possibles.
 
Au-delà de ses activités professionnelle et politique, il occupe le poste de Conseiller Spécial du Raïs en charge de la Communauté musulmane du Gabon. De ce fait, certains pensent qu’il pourrait se retirer de la politique pour se consacrer pleinement à son activité religieuse qui lui confère un certain nombre de responsabilités  tant sur le plan national qu’international. Sachant qu’il est un fervent pratiquant de la religion islamique.

Puisqu’il semble ne pas avoir de retour possible dans le PDG, l’option d’adhérer à une autre famille politique proche du pouvoir pourrait être envisagée par Ali Akbar. Des rumeurs, qui restent tout de même à vérifier,  disent  déjà  qu’il pourrait adhérer au Centre des libéraux réformateurs (CLR) de Jean Boniface Assélé, vu que le parti a annoncé lors de son dernier congrès extraordinaire l’adhésion de certaines personnalités politiques à son parti. Des personnalités qui seraient exclues ou sur la voie de l’exclusion du parti au pouvoir. 

L’autre hypothèse fait dire aux uns et autres que l’ancien député du premier siège du département de Lékoni-Lékori n’accepterait pas de mourir politiquement. D’autres observateurs avisés de la vie politique gabonaise estiment que l’homme pourrait être candidat à sa propre succession, mais sous une autre bannière.  

De toutes ces hypothèses, beaucoup restent suspendus à l’avenir, qui seul, déterminera la suite des évènements. 

Dominique Ada Mboulou 

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