L'Archevêque de Libreville  exhorte  les gabonais «au vivre-ensemble et à la nécessité de préserver le bien commun» 

10-01-2019

Après avoir condamné la tentative de coup d’Etat de lundi dernier, et conscient de la période difficile liée à la crise économique, sociale et politique que traverse le Gabon, l’Archevêque  de Libreville, Mgr Basile Mvé Engone a appelé les gabonais, mercredi au cours d’une communication, au vivre-ensemble et à la nécessité de préserver le bien commun, a-t-on appris.

«L’événement du lundi 07 janvier 2019 qui a secoué notre pays le Gabon en particulier et la période difficile que nous traversons en générale, marquée par une crise économique, sociale et politique couvrant l’avenir d’incertitude pour tant de nos concitoyens, il est de mon devoir de m’adresser à vous», a déclaré Mgr Basile Mvé Engone, sorti de sa réserve, pour aborder les questions qui font  l’actualité au Gabon. 

Il a choisi ce moment, pour  dire sa proximité en ces temps où s’amoncèlent les nuages de tristesse et d’angoisse à l’horizon de la «maison commune» qu’est le Gabon, en attirant l’attention des uns et des autres, sur la nécessité de préserver le Bien commun et le vivre-ensemble gabonais, bâtis depuis plusieurs décennies sur les valeurs de la fraternité et de la solidarité.

Selon l’Archevêque de Libreville, en l’absence d’un pays de rechange, «nous devons protéger son intégrité, son indivisibilité et sa souveraineté. C’est le lieu de dénoncer avec force tout ce qui divise et confine les uns et les autres dans les enclaves sociologiques ou politiques. Nous nous fragilisons ainsi et humilions notre pays en cédant à l’infamie des «sorciers» cités dans notre hymne national, «ces perfides trompeurs qui semaient le poison et répandaient la peur».

Mgr Mvé Engone n’a pas manqué d’exhorter les gabonais à «poursuivre l’effort de notre vivre-ensemble, indispensable à tous les gabonais, et ouvert à d’autres moins nantis que nous. Les difficultés présentes, au lieu de nous recroqueviller sur nous-mêmes, sont une occasion pour apprendre à mieux nous connaître, mieux nous apprécier, mieux nous aimer et mieux nous ressaisir : c’est la voie de notre véritable concorde et de notre paix».

A en croire l’homme de Dieu, les sociétés modernes accordent une place prépondérante à la politique. Si à l’origine, faire de la politique désignait un service désintéressé de la société pour le compte du peuple souverain, aujourd’hui elle devient quête de pouvoir personnel et conservation sans partage de celui-ci, au détriment du peuple, a déploré Basile Mvé Engone. 

L’Archevêque de Libreville a fait savoir que «la politique politicienne met à mal l’équilibre de notre société et fragilise considérablement notre bien-être. Il nous faut faire de la politique autrement. Il faut la faire responsablement, en tenant compte du bien de tous, en protégeant nos concitoyens et en rendant possible un avenir meilleur pour tous. Cela n’est réalisable qu’à trois conditions que cite le pape François dans son message : le respect fondamental de la vie, de la liberté et de la dignité des personnes», précise-t-il.

Sidney Mbina

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