Enseignement 

Effectifs pléthoriques dans le supérieur: le numérique comme solution ? 

12-03-2019

L’idée, pas si avant-gardiste que ça,  a été soufflée au Premier ministre gabonais, Julien Nkoghé Békalé, par le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, au cours de sa déclaration de politique générale. Mais les moyens sont-ils réunis pour une telle (r)évolution ?

Face au trop plein d’étudiants dans nos amphithéâtres, et au regard des difficultés de l’Etat à en construire d’autres, la solution serait d’associer le e-Learning aux cours classiques.  C’est en tout cas ce que pense le président de l’Assemblée nationale (PAN), Faustin Boukoubi. Ce dernier a proposé l’introduction du numérique dans l’enseignement Supérieur au Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, au moment de sa déclaration de politique générale, le 26 février dernier. 

Le député de Pana préconisait cette thérapie qui «a déjà  fait ses preuves dans certains pays avancés», et sans laquelle le Gabon, a-t-il dit, aura des difficultés à absorber ses nouveaux bacheliers, environ 3 800 pour cette seule année (2019).

Si l’on peut s’insurger contre l’incapacité des pouvoirs publics à prévenir ce type d’engorgement, il faut dire qu’à l’instar du PAN, un grand nombre d’observateurs pensent que l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) soit une solution au problème de salles de classes pléthoriques. Ce serait un peu comme délocaliser un amphithéâtre, en permettant à chaque étudiant d’y aller à son rythme. Avec, en plus, une documentation qui serait gratuite et accessible au plus grand nombre.  Le Gabon, qui connaît des balbutiements de e-Learning, gagnerait ainsi à accentuer cette pratique. Surtout qu’en dehors des capacités d’accueil limitées, notre pays fait face à un déficit d’enseignants que la numérisation des cours pourrait aussi solutionner. On parle de 1.441 enseignants pour 38.723 étudiants. Soit un ratio de 2.687 étudiants par enseignant ! «C’est énorme», avouait lui-même le ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur, Jean De Dieu Moukagni Iwangou, au cours d’un point de presse en janvier dernier. 

Passer au numérique serait ainsi, pour l’université gabonaise, une façon de vivre dans l’air du temps. Mais encore faut-il qu’elle ait les moyens d’une telle évolution. Car en effet, cette idée suppose pour les pouvoirs publics de démocratiser l’internet, de doter les campus de bibliothèques numériques, mais encore, de permettre à l’ensemble des étudiants de disposer des outils nécessaires à cette politique (smartphones, ordinateurs, etc.). 
Des préalables qui, pour l’heure, sont encore loin d’être réunis. Là est certainement le premier chantier à attaquer.

Freddy Eyogue

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