Santé

Journée mondiale de l’Hypertension: 23% de gabonais en souffrirait…

15-05-2019

Le 15 mai de chaque année, se célèbre la journée mondiale contre l’hypertension artérielle. Cette journée vise, essentiellement, à communiquer sur l’importance et la gravité de cette maladie, ainsi que sur ses moyens de prévention et son traitement. Au Gabon, selon une étude menée par le Dr cardiologue Jean Bruno Mipinda, 23% de la population gabonaise en souffrirait.

L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une augmentation anormale de la pression du sang sur la paroi des artères. Dans l’immense majorité des cas, elle est dite «essentielle», c’est-à-dire qu’aucune cause connue n’explique son apparition, mais sa survenue est favorisée par des facteurs de risques. Dans environ 10% des cas, l’hypertension artérielle est la conséquence d’une autre maladie.

Longtemps silencieuse, l’hypertension artérielle peut, selon les spécialistes, entraîner des complications très graves, telles que des infarctus,  des attaques cérébrales et bien d’autres. Par ailleurs, elle peut endommager des organes vitaux comme le cœur, le cerveau ou les reins. Sur le plan mondial, un milliard de personnes souffrent d’hypertension, soit 40% dans les pays occidentaux et 60% dans les pays en voie de développement. En Afrique noire, elle toucherait 10 à 15% de la population adulte, avec des taux plus élevés en milieu urbain.

En 2025, à cause du vieillissement de la population et de l’évolution de mode de vie qui favorise l’obésité et la sédentarité, les chercheurs ont estimé que 29,2% de la population adulte sera hypertendu, soit 1,56 milliards d'individus, pour une augmentation de 60% en 25 ans.

Au Gabon, une récente étude, menée par le cardiologue en service au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), Dr. Jean Bruno Mipinda, et rendue publique en 2017, a révélé que 23% de la population souffrirait d’hypertension. Selon cette étude, un gabonais sur quatre en est victime. Des données qui démontrent clairement que l’HTA, est un véritable problème de santé publique. Car, elle prend de l’ampleur et entraine des complications graves, voire irréversibles.

De plus, il n’y a pas que les adultes qui sont frappés par cette maladie. Mêmes les plus jeunes et adolescents en souffrent. En 2003, une étude menée et publiée par le Dr Anne-Marie Antchouey Ambourhouet, cardiologue au CHUL, avait révélé que quelques 30% d’élèves des écoles maternelles, primaires et secondaires de Libreville souffraient déjà d’hypertension artérielle. Notons  que cette étude a été faite sur 1.189 élèves de 4 à 30 ans, et elle visait à établir la prévalence de l’hypertension artérielle dans le système éducatif gabonais.

Rappelons que l’on est classé hypertendu lorsqu'on a une tension au-delà du taux normal oscillant entre 12 et 14. Pour y remédier, les spécialistes conseillent d’avoir une bonne hygiène de vie, d’éviter les occasions de stress de manger trop salé. Il est également recommandé d’effectuer des exercices physiques. 

 Ariane Nadia Mpenga

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