Les détenteurs de droits humains généralement marginalisés renforcent leurs capacités

15-08-2019

Le Réseau des Organisations et des Projets Associatifs du Gabon (ROPAGA), a initié et co-organisé dernièrement avec le Centre des Nations Unies pour les Droits de l'Homme et la Démocratie d'Afrique centrale, en collaboration avec l'UNOCA et le PNUD, un atelier de renforcement des capacités des  détenteurs de droits généralement marginalisés, notamment les femmes, les personnes vivant avec un handicap et les populations autochtones.

Cet atelier qui a réuni, pendant deux jours, les membres du ROPAGA, du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale basé à Yaoundé, avec l’appui technique du Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avait pour thème : «Comment améliorer la participation politique des femmes, des personnes vivant avec un handicap et des populations autochtones ?» 

Au cours de ces 48h de travaux,  les participants ont abordé des thématiques en rapport avec le système international des droits de l’homme.  Notamment les instruments internationaux et régionaux de promotion et de protection des droits humains; les mécanismes onusiens de suivi des instruments de promotion et de protection des droits de l’homme, le champ des obligations des Etats parties vis-à-vis de ces instruments ; et l’Examen périodique universel (EPU) permettant d’évaluer l’avancement des engagements pris par les Etats.

Il est fortement ressorti que les organisations de la société civile ont un rôle important à jouer dans la production et la présentation des rapports alternatifs sur la situation des droits humains dans leur pays au système des Nations Unies. Il ne s’agit pas pour elles, a conseillé le Directeur adjoint du Centre, de s’ériger en tribunal ou en opposant, mais de relever les défis majeurs pour améliorer la pratique et le respect des droits humains aux côtés des gouvernements. Si tant est qu’aucun état au monde ne peut se construire seul, alors les associations devraient être constructives et des forces de proposition pour les gouvernants. 

Au cours des échanges animés par l’ONG agir pour le Genre et placés sous la modération  de la Commission nationale des Droits de l’Homme du Gabon, le panel de discussion, composé des  représentants des ministères sectoriels (Affaires Sociales, Justice, Affaires étrangères), du Sénat, des associations de personnes vivant avec un handicap, des femmes et des populations autochtones, a longuement fait l’état des lieux de la participation de ces groupes aux processus électoraux et leur représentativité dans les sphères politiques et dans la fonction publique. Pour les populations autochtones, selon M. Odambo Adome Léonard Fabrice, Président de l’association Minapyga, «c’est moins de 0,5% de représentativité dans la sphère politique, avec un seul maire adjoint élu depuis lors».

Afin d’améliorer la participation politique desdits groupes généralement marginalisés, confrontés à la pauvreté, à l’auto-exclusion, au manque d’information, de formation, de structures et d’infrastructures d’accompagnement des personne vulnérables et marginalisées, les participants sont revenus sur la nécessité d’un organe de suivi et de contrôle de l’application réelle des textes ratifiés par le Gabon en matière de promotion et protection et des droits humains. Par ailleurs, il a été sollicité, en dehors des formations, la mise en place d’actions concrètes visant à favoriser la participation à la vie sociale et politique des personnes marginalisées (femmes, personnes vivant avec un handicap et personnes autochtones).

Au terme des travaux, les principaux résultats assignés par l’atelier ont été atteints, notamment en matière de représentativité et participation des organisations de la société civile (37 leaders de 20 associations), des parlementaires, des représentants du gouvernement d’une part, mais également en matière de réceptivité et maîtrise des concepts et des instruments onusiens présentés. Une feuille de route pour le suivi des actions synergiques et concertées à court terme a donc été élaborée sous la modération du Président du Réseau des Organisations et des Projets Associatifs du Gabon (ROPAGA), co-organisateur de l’atelier.

Parmi les recommandations, il ressort la nécessité d’outiller les différentes administrations publiques et les institutions dans la prise en charge et l’accompagnement des personnes marginalisées pour leur meilleure participation à la vie sociale et politique y compris aux processus électoraux ; la mise en place de mécanismes d’éducation des populations locales aux valeurs citoyennes et républicaines ; la création d’un fonds pour le financement des associations ; la scolarisation des peuples autochtones et leur intégration en tenant compte de leur vision du monde.

Fanch Sterley Saya (Source ROPAGA)


  


 

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