Criminalité en Afrique centrale

Tenue à Libreville du 20ème Forum des ministres en charge des questions de sécurité en Afrique centrale 

16-11-2019

Le ministre d'État, en charge de l'Intérieur, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, a ouvert le vendredi 15 novembre 2019, à Libreville, les travaux du 20ème Forum des ministres en charge des questions de sécurité en Afrique Centrale, en vue d'assurer la  protection et la libre circulation des concitoyens. Il a été question de discuter sur les stratégies à mettre en place afin d'œuvrer pour renforcer davantage les acquis et proposer des solutions innovantes pour lutter efficacement contre la criminalité organisée et les nouvelles formes de criminalité dans la région. 

Depuis les dernières décennies, des activités criminelles d'un type nouveau, avec des braquages à main armées, des enlèvements, des actes de piraterie maritime, sont enregistrées en Afrique centrale en générale et au Gabon en particulier. Sans omettre la présence, à ses portes des combattants de la secte Boko-Haram qui écument l'Afrique de l'Ouest, endeuillant plusieurs familles au Nigéria, au Cameroun et au Tchad. 

Face à ce tableau, le contexte dévoile tout l'enjeu de la question sécuritaire au Gabon et de l'organisation de la 20ème session du Comité des chefs de police de l'Afrique centrale à Libreville. C'est le ministre d'État gabonais en charge de l'Intérieur, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, qui a ouvert les travaux, le vendredi 15 novembre écoulé, avec la collaboration du Secrétaire général de l'OIPC-INTERPOL, du Bureau régional INTERPOL pour l'Afrique centrale et du Secrétariat exécutif de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac).

Cette rencontre a réuni les membres du gouvernement, les ministres de la sécurité des États membres de la sous-région d'Afrique Centrale, de la représentante du secrétaire général de l'OIPC-INTERPOL, du président de la Commission de la Cémac, du président de l'Assemblée général d'AFRIPOL, des présidents des organismes régionaux de Police des États de l'Afrique Centrale, de l'Afrique de l'Ouest, de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe, des chefs de Police et de plusieurs personnalités institutionnelles et diplomatiques.

Dans son discours, le ministre Mboumbou Miyakou a réitéré l'intérêt de cette rencontre sur le renforcement des convictions à poursuivre la réflexion et les discussions sur les stratégies et actions nouvelles à développer contre la criminalité sous toutes ses formes. «À la lumière des échanges entre nos Experts issues des pays membres du Comité des chefs de Police d'Afrique centrale (CCPAC), il apparaît que la situation du Gabon n'est pas un cas unique dès lors que nous nous retrouvons là aussi malheureusement avec les mêmes situations, qu'il s'agisse de la petite délinquance, de la grande criminalité ou de la délinquance économique et financière. Pire, la criminalité que nous combattons sur le plan interne s'étale au travers de nos frontières. Au plan national, régional et international nous devons poursuivre la construction des passerelles entre les services nationaux, les membres de la communauté policière régionale et internationale. Oui la coopération policière internationale n'est pas une option mais un impératif», a-t-il déclaré. 

Le membre du gouvernement gabonais a affirmé que la lutte contre la criminalité et le terrorisme impose une franche et rigoureuse coopération politique et policière. Rappelant les décisions prises à Brazzaville dont l'une est la création des bases des données nationales informatisées pour mieux lutter contre la criminalité transfrontalière. Et lui de préciser qu'il leur reste à concrétiser ces décisions par leur application effective en les renforçant ou bien en les améliorant. 

Prenant la parole, la représentante du Secrétaire général de l'OIPC-Interpol, Madame Roraima Andriani, a indiqué que la mise en place et le développement de partenariats, parmi lesquels les partenariats régionaux, sont indispensables pour prévenir la criminalité et le terrorisme, enquêter sur les criminels et les poursuivre en justice. 

«Nous sommes convaincus qu'une bonne coopération régionale et internationale policière est une des clés de la réussite pour la lutte que les différents services mènent contre les réseaux criminels», a-t-elle dit.

Le plaidoyer mené par le Gabon, à travers le monde, vise à susciter des investissements pour un développement durable et harmonieux du pays, et du continent, tout en veillant à garantir ce climat de stabilité.  Notons que la 21ème session est prévue en 2020 au Cameroun. 

Chancelle Biket Onanga  

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