Education/Orientation sexuelle

Suspension provisoire des programmes scolaires à caractère homosexuel

18-11-2019

Depuis plusieurs semaines, bon nombre de parents d’élèves ont constaté, avec stupéfaction, que des cours ayant à trait à l’orientation sexuelle, et particulièrement à  l’homosexualité, étaient insérés dans les programmes de Sciences de la vie et de la terre (SVT) de collégiens. Choqués, ces derniers n’ont pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux, suscitant la réaction des autorités, en charge de l’Education nationale, qui ont décidé de  suspendre, provisoirement, lesdits enseignements.

«Constituent des atteintes aux  mœurs, les relations sexuelles entre personnes de même sexe», voici ce que stipule la loi n°042/2018 du 5 juillet 2019, portant Code Pénal dans l’article 402 alinéa 5, adopté en République gabonaise. Bien que récente, cette loi met, clairement, en évidence la position du Gabon face au phénomène de l’homosexualité, sur le plan national, voire international. De ce fait, comment comprendre que des cours, mettant en exergue cette orientation sexuelle, soient insérés dans les programmes académiques ? La question reste entière. 

En effet, ils sont nombreux ces apprenants des classes de 6ème et 5ème, surtout, qui ne cessent de ramener des exercices à la maison, évoquant cette question, afin que leurs parents les aident à les traiter. Les parents, eux aussi, très surpris, se demandent ce qui ne va pas dans la société gabonaise, c’est le cas de Théophile, fonctionnaire : «En classe de 5ème, mon fils m’a demandé de l’aide dans un devoir de SVT. A ma grande surprise, j’ai remarqué que le devoir abordait ouvertement l’homosexualité avec en plus des illustrations. Choqué, je lui ai dis qu’on ne ferait pas son exercice et que le lendemain, j’irai voir son enseignant. Mais, franchement où allons-nous ? Où va ce pays ? C’est intolérable d’enseigner ce type de chose à nos enfants ! », s’est-il insurgé.    

Comme Théophile, plusieurs parents ne cautionnent pas que leurs enfants soient au fait de l’homosexualité, dans le cadre scolaire, bien que le phénomène, en lui-même, soit une réalité au Gabon.

En d’autres termes, dans la pensée collective, il est vrai que des personnes s’adonnent à cette pratique, de façon visible, mais il n’est pas question de promouvoir ou vulgariser cette pratique que la majorité qualifie de «contre nature».
 
Face à tout ce qui précède, les autorités en charge de l’Education ont suspendu, provisoirement, lesdits enseignements. Cependant, la question qu’on pourrait se poser est la suivante : Qu’entend-t-on par provisoirement ? À cette question, les populations attendent les éclaircissements du ministre de tutelle. Car, rappelons le, cette pratique est considérée dans la société gabonaise comme «immorale» et attentatoire aux bonnes mœurs. 

Ariane Nadia Mpenga


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