Valorisation des plantes médicinales : l’Iboga bientôt à l’honneur à Libreville

20-11-2019

En prélude à l’organisation de l’atelier national sur la Tabernanthe Iboga, en février 2020, en vue de préparer le forum international de l’Iboga qui se tiendra à Libreville en juillet prochain, l’ONG IDRC Africa et la Société Ibogabon ont tenu, ce mercredi 20 novembre à Akanda, la huitième réunion préparatoire dudit atelier afin d’en évaluer le niveau d’avancement.

L’Iboga, une plante très prisée dans le domaine médicale sera à l’honneur en 2020 via l’organisation, le 20 février à venir d’un atelier national sur la Tabernanthe Iboga en vue de la tenue prochaine du forum international sur l’Iboga, organisé par le Gabon. C’est donc pour évaluer l’avancement des préparatifs de ces événements que l’ONG IDRC Africa et la Société Ibogabon ont réuni, ce 20 novembre dans la commune d’Akanda, toutes les parties prenantes de l' événement.

Les communications durant cette huitième rencontre visaient à présenter la note conceptuelle contenant, entre autres, les différentes thématiques arrêtées pour l’atelier qui se tiendra les 20 et 21 février 2020, sous le thème «Etat des lieux et perspectives sur l’utilisation de l’Iboga au Gabon».

Il était également question d’identifier l’administration la mieux indiquée afin de supporter ledit atelier. Les propositions ont porté sur les ministères de la Culture, de l’Agriculture et la Santé. Ce qui présente, aux yeux du coordinateur de l’ONG IDRC Africa, la transversalité de l’Iboga qui est, de nos jours, commercialisé dans le monde au profit des partenaires extérieurs et non du Gabon.

«Aujourd’hui, le commerce de l’Iboga rapporte les milliards dans le monde entier, mais le Gabon ne bénéficie pas de cet argent. Dans le cadre de la diversification de notre économie, nous pensons que l’iboga a une place très importante à jouer. Laquelle peut contribuer, de manière significative, à l’amélioration des conditions de vie des gabonais. La question de l’Iboga est un enjeu très important parce qu’il peut permettre au Gabon de faire venir d’autres investisseurs, notamment du domaine pharmaceutique. Et faire du Gabon un pôle de fabrication de ces médicaments. Ce sera vraiment une bonne chose pour notre pays et c’est pour cela qu’au quotidien, nous travaillons avec les plus hautes autorités de la République qui nous accompagnent dans la réflexion. D’ici le mois de janvier tout sera mis en place pour l’organisation de l’atelier national qui prépare le forum international qui, lui, se tiendra en juillet 2020 au Gabon», a déclaré Hervé Omva, Coordinateur de l’ONG IDRC Africa. 

Premier forum international du genre au Gabon, l’objectif de celui-ci vise à inciter les populations à cultiver l’Iboga en vue de la commercialiser et ainsi donc lutter contre la pauvreté comme l’a souligné le Professeur Bourobou Bourobou, Consultant en médecine traditionnelle. 

Au milieu de bien d’autres plantes médicinales existantes, l’Iboga se diffère, selon le professeur, par ses vertus de plante d’initiation par excellence et est intimement liée à la vie de l’homme. 

«Je dis souvent à mes étudiants que la personne qui prendra le risque de mourir sans avoir pris l’iboga n’aura pas vécu parce que l’Iboga n’est pas une plante comme les autres. C’est avant tout un médicament. C’est une drogue qui traite l’homme parce que l’homme a besoin d’être soigné quand il est malade. C’est une plante d’initiation par excellence. L’initiation, c’est le propre de l’homme. Il y a plein d’enjeux», a-t-il fait savoir.

Plusieurs enjeux qui seront présentés lors de cet atelier national préparatoire du forum autour des thématiques telles que les rites et croyances de l’Iboga, l’utilisation la transformation et la commercialisation de celui-ci.

Selon les organisateurs, l’Iboga a été mentionné pour la première fois en Europe comme plante psychoactive en 1819 par le naturaliste britannique Thomas Edouard Bowdich. Aux Etats-Unis, le psychiatre chilien, Claudio Benjamin Naranjo Cohen, conclut en 1969 que l’ibogaïne contient des vertus défatiguantes et peut être utilisée dans les traitements psychothérapiques et antidrogues. 

Ainsi, depuis des années, l’iboga subit au Gabon un braconnage intensif en milieu forestier. La plante est exportée et vendue à travers le monde sans déclaration de douane au prix de 8.5 euros soit 5 600 francs CFA le gramme en poudre sur le marché international et le gramme d’ibogaïne pure à 375 euros soit 245 625 francs CFA.

C’est donc pour faire bénéficier à plus d’un gabonais les retombées de cette plante que les personnes intéressées à cette plante sont invitées à prendre part à cet atelier afin de porter des réflexions scientifiques sur les enjeux de celle-ci.

Florine Angue

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