Une plainte de la Société civile déposée contre Noureddin Bongo Valentin au Parquet de Libreville

14-01-2020

Quatre membres de la Société civile ont déposé une plainte lundi 13 janvier au Parquet de Libreville contre le coordonnateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin pour des faits présumés de corruption d'agents publics étrangers, enrichissement illicite et criminalité financière en bande organisée, et associations des malfaiteurs et pillage.

Selon la plainte, la Gendarmerie nationale aurait intercepté dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier aux environs de 23h au carrefour Rio, dans le 2ème arrondissement de Libreville, un véhicule de type Huyndai Sonata de couleur noire immatriculé AB 348 W, à bord duquel se trouvaient des agents de la Garde Républicaine (GR) avec plusieurs sacs d'argent.

Selon la plainte dont copie est parvenue à l'AGP, les agents de la GR auraient indiqué que ces sacs seraient la propriété de Noureddin Bongo Valentin, le fils aîné du président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Du côté des autorités gabonaises, jointes par nos confrères de RFI, on dénonce une opération de communication de la part de ces organisations et syndicats, et des rumeurs infondées.

«La seule réaction qu’il y a réellement à voir, c’est qu’on ne peut pas la prendre au sérieux», nous explique Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence gabonaise. 

«C’est-à-dire que cette plainte devant la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite se base sur des faits qui se seraient prétendument déroulés dans la nuit du  5 au 6 janvier de mémoire. Ces faits, qui sont décrits d’ailleurs, sont une espèce de «Fake news» qui a été créée sur des réseaux sociaux la semaine dernière, qui n’ont aucune preuve légale. J’imagine que les associations en question et syndicats en question sont incapables de produire, ne serait-ce qu’un procès-verbal pour prouver les faits qu’ils avancent. Donc, encore une fois, c’est un concept qu’on connait un peu ici, c’est un joli coup de com' qui ne mènera, encore une fois, à rien, qui ternit plus l’image du pays que de la personne incriminée et qui n’a aucun impact», a fait savoir Jessye Ella Ekogha à RFI.

Toutefois, le mis en cause, Noureddin Bongo Valentin, a décidé à son tour de porter plainte contre ces quatre activistes gabonais qui l’accusent de corruption et de blanchiment des capitaux, indique un document dont l'AGP a reçu copie.

Selon le document, il apparaît que les allégations tendancieuses évoquées dans les trois plaintes déposées auprès de la Commission nationale de la lutte contre  l’enrichissement illicite (CNLCEI), l’Agence d’investigation financière (ANIF) et le procureur de la République, ne reposent sur aucune base factuelle sérieuse et sur aucun fondement juridique conforme.

«Les propos ainsi diffusés, revêtent un caractère vexatoire et infamant s’inscrivant dans une volonté de manipulation médiatique en parfaite contradiction avec les principes essentiels de droit pénal repris par l’ensemble des corpus législatifs interne et international dont l’article 11 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948 de l’ONU, ainsi que dans la loi n°043/2018 du 5 juillet 2019, Code de Procédure Pénale», indique ledit document.

Willy Arnauld Nguimbi

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