Le SNEC-UOB recommande au gouvernement de déclarer une année blanche 

15-09-2020

La reprise des activités pédagogiques prévue les 14 et 21 septembre prochain est incompatible avec les dispositions de l’arrêté n0055/PM/MEFPTFPDS du 30 avril 2020 en ses articles 5 et 6, a indiqué le Syndicat national des Enseignants et Chercheurs du Gabon (SNEC), au cours d’un point de presse tenu ce mardi 15 septembre 2020, au sein de l’Université Omar Bongo (UOB), avant de demander au gouvernement de proclamer une année blanche pour l'année académique 2019-2020, au regard du retard accumulé au sein des Universités. 

Pour le Syndicat national des Enseignants et Chercheurs du Gabon (SNEC), le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, du Transfert de Technologies, de l’Education nationale, le Pr Patrick Mouguiama Daouda en indiquant les dates du 14 et 21 septembre pour la reprise des activités pédagogiques, ne respecte pas les dispositions de l’arrêté n0055/PM/MEFPTFPDS du 30 avril 2020, en ses articles 5 et 6.

Le premier article (5) susmentionné stipule que «Pendant la période de l’Etat d’urgence, les  responsables d’administrations doivent prendre certaines mesures. Celles de veiller à la limitation des flux de personnels; respecter le nombre maximum  de personnes sur les lieux de travail, et à cet effet, recourir au télétravail, opter pour la rotation afin d’éviter le sureffectif; faire respecter le port des masques obligatoire pour l’ensemble des agents etc…».

 Pour ce qui est de l’article 6, le même arrêté précise que «les responsables sont tenus de veiller au strict respect des dispositions prévues par le présent arrêté sous peine d’engager leur responsabilité civile et pénale en cas de constatation de non-respect par leurs agents desdites mesures». 

De ce fait, le SNEC par la voix de son président, Pr Mathurin Ovono Ebé, a mis en garde le gouvernement quant à la volonté de transformer l’Université Omar Bongo en un foyer de contamination communautaire.

Face à l’insuffisance des cubitainers au regard du nombre sollicité soit 15, seulement 3 ont été installés sur l’ensemble du campus par le gouvernement gabonais, ce qui selon le syndicat prouve que la vie des étudiants et enseignants importe peu. 

Le SNEC-UOB accuse ainsi le gouvernement de se préoccuper à sauver l’année, plutôt que de sauver les étudiants. De ce fait, le snec s’oppose à toute reprise des activités pédagogiques. Mais aussi, parce que l’arrêté interdisant les regroupements de plus de 10 personnes est toujours en vigueur et la présence des enseignants dans les salles de classes et amphithéâtres, est conditionnée par le paiement intégral de toutes les vacations dues, sans oublier la régularisation de toutes les situations administratives et l’arrimage complet de la pension de retraite au nouveau système de rémunération.  

Le syndicat des Enseignants chercheurs a par la même occasion, proposé au gouvernement une année blanche afin de cesser de faire dans le bricolage et le colmatage de brèches. Car, dit-il, il faut souligner qu’à l’heure actuelle, les cours dans les universités ont pris un retard à cause de la crise sanitaire et, les enseignants et le corps administratif ont cinq mois pour boucler l’année académique 2019-2020, ce qui relèverait du miracle. 

Pour le bon déroulement des cours et pour la formation continue qui se poursuivent dans certaines grandes écoles, le SNEC demande la levée du couvre-feu, sinon, son entrée en vigueur à partir de minuit. Cela permettrait un fonctionnement normal des universités et des grandes écoles. 

Therre Yasmina Makita


 

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