Education: La CONASYSED réclame une prime covid-19

29-11-2020

Suite aux différents manquements observés, trois semaines après le  début de la rentrée scolaire 2020-2021, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) sollicite, à nouveau du gouvernement, la prime covid-19. C’est au cours d’un point de presse, tenu ce samedi 28 novembre 2020, que l’annonce a été faite.

Bien avant la rentrée des classes, débutée le 09 novembre derniers, la Conasysed ne cesse de faire entendre sa voix sur un certain nombre de faits pouvant entacher le bon déroulement de ladite rentrée scolaire. Trois semaines après l’effectivité de la reprise des cours, ce mouvement syndical vient, une énième fois, dénoncer un bon nombre de manquements observés, depuis cette rentrée académique.

C’est au cours d’un point de presse que le délégué général, Louis Patrick Mombo, a déploré le fait que les gestes barrières ne soient pas respectés, jusqu’à ce jour, dans les établissements scolaires, particulièrement dans les écoles primaires où le dispositif de sécurité sanitaire, garantissant l'observation et le respect des mesures barrières, est inexistant.

Selon le délégué général de la Conasysed,  ce constat est vérifiable vue qu’un communiqué a été publié par le ministre en charge de l’Education nationale, imposant le port du masque dans tous les établissements du primaire. «Le gouvernement a ainsi mis en danger, depuis la rentrée des classes, les enseignants et personnels d’encadrement qui sont chaque jour au contact de ces élèves qui peuvent être des porteurs sains. A cet effet, la Conasysed sollicite à nouveau la prime covid-19», a indiqué ce dernier. Une sollicitation qui vient faire office de prime de risque, vue les manquements constatés, et qui exposent la santé des enseignants.

Par ailleurs, la Conasysed relève que le gouvernement n’a pas apporté des réponses claires à plusieurs points énumérés, dans leurs précédentes communications. Nous citerons entre autres, la non livraison de 400 salles de classe annoncées par le gouvernement, l'absence des nominations régulières des chefs d'établissement, des Directeurs d'Académies Provinciales, des chefs de circonscriptions scolaires et d'autres personnels administratifs depuis le 30 septembre 2019, le non-paiement des rappels solde, le non-paiement des vacations du BAC et des examens de l'Enseignement technique et professionnel session 2020, la non régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage, mises en stage) y compris celles des enseignants recrutés directement exerçant aussi bien dans l'enseignement public que dans l'enseignement privé confessionnel.

Pour ce dernier point, Louis Patrick Mombo explique qu’au niveau de l'enseignement catholique, les enseignants en attente de recrutement et d'intégration ont été priés de regagner leurs domiciles en attendant l'aboutissement de leurs situations administratives en l'absence d'un document formel. «S'agirait-il d'une ruse pour se débarrasser desdits enseignants qui ont rendu des services à l'État? Ne serait-ce pas une ingratitude vis à vis de ces enseignants?», s’est-il interrogé.

À ces manquements s'ajoutent la confection des emplois du temps Covid-19 ramenant toutes les disciplines à deux heures de cours par semaine et par niveau. D’après Louis Patrick Mombo, les élèves, désormais répartis en groupe, reçoivent un enseignement à géométrie variable, violant ainsi l'article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de L'Homme (DUDH) qui garantit le droit à l'éducation pour tous. Ces nouveaux emplois du temps contestés par les enseignants, ont un impact négatif sur les programmes scolaires qui seront très partiellement exécutés et sur la formation des élèves qui se fait au rabais.

La Conasysed rappelle que l'élaboration des emplois du temps devrait respecter les dispositions des articles 89 et 90 de la recommandation de l’Organisation internationale du travail (O.I.T)/Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) de 1966 concernant la condition du personnel enseignant. 

Face à tout ce qui précède, la Conasysed encourage et interpelle une fois de plus le gouvernement à trouver des solutions idoines et urgentes à tous les maux qui minent notre système éducatif, au risque de voir l'année scolaire 2020-2021 davantage perturbée. Toutefois, elle compte tenir une assemblée générale, le 05 décembre prochain à la cité Awendjé, dans le strict respect des mesures barrières.

Ariane Nadia MPENGA

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