SOGATRA: Les agents toujours en attente de plusieurs mois d'arriérés de salaires et primes

05-01-2021

Les agents de la Société gabonaise de Transport (Sogatra), regroupés au sein du Syndicat des acteurs du transport terrestre (Syatrat), ont tenu une Assemblée générale ce mardi 5 janvier dans leurs locaux, dont l’ordre du jour a porté sur les arriérés de dix mois de salaires, de cinq mois de primes Covid-19 et 19 mois de prélèvement illégal d’une décote.  

Le Syndicat des acteurs du transport est monté au créneau ce mardi. Le sempiternel problème de salaires a été la principale cause de cette Assemblée générale. En effet, les agents de la Sogatra cumulent 10 mois de salaires impayés. Ces derniers réclament aussi le paiement de cinq mois d’arriérés de la prime Covid, et dénoncent le prélèvement d’une décote à hauteur de 8 à 12% dans leurs salaires.

D’après la présidente du Syatrat, Ndjako Ndaka épouse Ngowet, « Le nouveau ministre du transport Brice Paillat a  pu nous régler un mois de salaire pour passer au mieux la fête de fin d’année. Il nous a rassuré du paiement imminent du reste des arriérés. On espère que les choses se fassent d’ici là, car on se fie à sa parole. Cette nouvelle Assemblée générale est l’occasion pour nous de faire le point de tout ce qui a été dit avec le ministre de tutelle. Il serait important de savoir que nous réclamons 10 mois de salaires, cinq mois de primes de covid et la décote. Une décote qui a été laissée par monsieur Minko Mi Ngoua. Elle a été dénoncée par les partenaires sociaux trois mois après son application en mars 2019. Depuis lors, cette décote persiste. Or, cette décote n’a pas lieu d’être car le protocole d’accord n’a pas été respecté. L’inspecteur du travail, signataire dudit protocole, ne s’était pas représenté. On remet cela en cause car il y a vice de forme, et tout cela a un caractère illégal. 19 mois sont passés on nous prélève toujours à hauteur de 8 à 12% dans nos salaires. C’est inconcevable. C’est nous qui pâtissons, il faut payer les loyers, nourrir les enfants, les soigner, les scolariser. La SEEG n’a pas un ami, il faut payer les factures, comment on fait ? », a-t-elle martelé. 

Nestor Bissa, agent de la Sogatra, s’interroge sur l’avenir de ladite société. «Si la fermeture de la Sogatra est la solution, qu’ils nous le disent et nous paient nos droits légaux. Nous avons reçu un mois, on ne pouvait pas refuser tellement nous sommes endettés. L’autre problème auquel nous sommes confronté est la cotisation à la CNSS. La Sogatra doit 16 milliards à la CNSS. Conséquences, des agents à la retraite n’arrivent pas à rentrer en possession de leur pension», confie-t-il.

«J’ai encore un enfant que je n’ai pas pu inscrire. Faute de moyens, le paiement de salaires à compte-goutte nous cause vraiment un préjudice. On s’endette de jour en jour pour survivre. Nous voulons que l’Etat joue un fran- jeu avec nous. Parce que nous sommes lassés de cette situation qui nous conduit vers la mendicité pour des pères et des mères de familles que nous sommes», explique Eric Ndinga.

Au sortir de cette Assemblée générale, les agents de la Sogatra, membres du Syatrat, ont demandé à la tutelle de les mettre désormais sur bon de caisse. Ils demandent également une subvention annuelle pour éviter qu’il n’y ait pas de coupures trimestrielles. En attendant le paiement de leurs arriérés de salaires, les agents de la Sogatra continuent de travailler.

Marielle ILAMBOUANDZI 
 

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