Arbitrage 

Litige Fégafoot-Linafp : le ministère des Sports se prononcera le 10 décembre prochain

05-12-2018

Dans l'optique de mieux comprendre le conflit né de la primauté de  désignation des arbitres  devant officier aux championnats nationaux (D1, D2), le ministre d'Etat, en charge du Sport, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, a  mené une série de consultations ce mercredi 5 décembre à Libreville avec les présidents de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp) et celui de l'Association nationale des clubs professionnels. Ainsi, le membre du gouvernement a confié à l'AGP qu'il se prononcera lundi prochain au plus tard. 

La Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et  la Ligue nationale professionnel (Linafp), ne sont plus en odeur de sainteté, d'ailleurs,  ils ne l'ont jamais été car, les rapports entre les deux institutions n'ont presque ou jamais été au beau fixe. Et ce n'est pas Pierre-Alain Mounguengui,  président de la Fégafoot et Brice Mbika Ndjambou président de la Linafp, qui diraient le contraire. 

Le dernier fait en date : le conflit né de la désignation des arbitres devant officier cette saison au National Foot 1 et 2. En effet, dans une correspondance de la Confédération africaine de football (Caf),  datée du mois de mai-2018,  adressée à toutes ses fédérations membres qui, selon le président de la Fégafoot, confie désormais la désignation des maîtres du jeu par la Commission d'arbitrale  de la Fégafoot; alors que par le passé, ce choix incombait à la Linafp, selon les textes signés entre les deux camps en 2008-2009. 

La Linafp, saisie par la Fégafoot afin qu'elle se conforme aux nouvelles dispositions de la CAF,  a demandé à la Fégafoot de se référer aux textes qui régissent les deux parties sur cet aspect. La Fédération gabonaise de football, qui entend exécuter la décision de l'instance africaine dès cette saison, a sollicité la médiation du ministère des Sports, pour trancher car les deux parties sont désormais dans un langage de sourds où chacune veut tirer la couverture de son côté.

Ainsi, en vue de mieux cerner les tenants de ce litige qui pourra bloquer le championnat lors de son coup d'envoi, Alain Claude Bilié-By-Nzé, garant du mouvement sportif gabonais, a reçu les deux parties  ce mercredi au palais des Sports de Libreville, ainsi que le président de l'Association nationale des clubs professionnels, présidée par Landry Joseph Nkeyi Robonguinaud. 

Clair sur cette situation, Pierre-Alain Mounguengui a expliqué au ministre d'Etat, que la circulaire querellée émane de la CAF qui demande à ses fédérations membres d'appliquer, pour un meilleur suivi de la carrière des arbitres.

A entendre Brice Mbika Ndjambou, la responsabilité de la désignation des arbitres nationaux est un vieux sujet. «Cette question revient à chaque début de saison avec beaucoup d'interprétations», a-t-il rappelé.  Soulignant au passage que «Récemment nous avons reçu de la Fégafoot, une circulaire de la CAF, où il est indiqué un certain nombre de recommandations notamment la décision des arbitres. Nous avons répondu à la fédération en rappelant le contexte et en énumérant un certain nombre de textes sur le plan local qui autorisent la Linafp d'avoir en son sein, une Commission arbitrale et cela existe depuis la saison 2008-2009», a rappelé M. Mbika Ndjambou. 

Pour ceux qui disent que la Ligue nationale de football professionnel refuse de se conformer aux nouvelles dispositions de la CAF, Brice Mbika Ndjambou a démenti cela. Selon ce dernier, il suffit tout simplement que la convention signée en 2012 entre la Fégafoot et son institution soit revue notamment dans son article 14 qui autorise à la Linafp de désigner les arbitres devant officier en D1 et D2. «Nous avons expliqué dans notre courrier à la Fégafoot que nous n'avons pas opposé une fin de non recevoir pour ce qui concerne son souhait de désigner les arbitres, car c'est possible comme cela se fait sous d'autres cieux notamment en France où la fédération désigne les arbitres pour la Ligue nationale», a précisé Brice Mbika Ndjambou, par ailleurs 3e vice-président de la Fégafoot. 

Alors que la Linafp se dit disponible à respecter la décision de la CAF, mais sous certaines conditions, ce  que ne partage pas l'Association nationale des clubs de D1 et D2,  pour Landry Joseph Nkeyi, la décision de la CAF ne devrait pas concerner le Gabon d'autant plus qu'il existe déjà une commission arbitrale. «Il y a également un problème de lecture de la missive de la CAF, qui parle plutôt d'organisation et non désignation. En clair, la CAF demande à ses associations membres de coordonner les activités arbitrales», estime-t-il avec beaucoup d'assurance. 

Alain-Claude Bilié-By-Nzé, qui devra se prononcer au plus tard la semaine prochaine, a souligné que ce problème ne devrait pas s'occuper au moment où le gouvernement s'emploie à lancer le championnat.  Pour lui, a-t-il dit, il y a une divergence d'interprétation des textes entre la Fégafoot qui met en avant un certain nombre de dispositions de la CAF et la Linafp, tout en reconnaissant la disposition de la CAF, met en avant la convention signée avec la Fégafoot qui lui donne la compétence sur la désignation des arbitres pour les championnats qu'elle organise. 

«Nous avons tenu à entendre toutes les parties qui nous ont fait valoir leurs différents arguments et nous nous sommes engagés à rendre public une réponse lundi prochain», a déclaré M. Bilié-By-Nzé qui on l'espère saura prendre la décision qui s'impose. 

Kennedy Ondo Mba 

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