Football

Verdict de la commission d’appel de la CAF : Que peut réellement espérer le Gabon ? 

07-02-2021

La commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) se penchera ce lundi 8 février sur les incidents survenus à l’aéroport de Banjul peu avant la rencontre entre la Gambie et le Gabon dans le cadre des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations et les sanctions qui s’en sont suivies de part et d’autres. 

Disons-le clairement. Il serait déjà utopique de penser que le Gabon pourrait gagner ce match sur tapis vert. Tout comme il serait surréaliste l’idée de croire à une rencontre à rejouer. Etant entendu que les décisions de la commission d’appel de la Confédération africaine de football (Caf), ont très souvent «flirté» avec celle de la commission de discipline. Il n’y aura donc pas grand-chose à espérer sur le plan purement sportif. Le prochain verdict devrait probablement être à quelques réajustements près, très proche du précédent. A savoir une amende financière beaucoup plus salée en ce qui concerne la partie gambienne. Côté gabonais, il pourrait s’agir d’une simple réparation du préjudice subi et une levée des sanctions financières à l’encontre de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). On vous explique pourquoi.

Le contexte

Partie sur de très mauvaises bases, cette double opposition au compte des 3e et 4e journées des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations mettant aux prises, les deux leaders de la poule D, à savoir la Gambie et le Gabon, s’est malheureusement conclue comme il fallait s’y attendre. L’enjeu étant. A cela s’ajoutait le comportement pour le moins approximatif voire même  «primitif» de la Fédération gambienne de football qui, visiblement, n’a pas joué franc jeu avec son homologue du Gabon. 

D’abord en refusant de lui communiquer tout type d’informations pouvant lui faciliter un meilleur accueil, un bon accompagnement, de l’aide dans les formalités d’usage en pareille circonstance comme le suggère le protocole de la Caf, en vue de permette aux visiteurs un agréable séjour en terre gabonaise. Un choix apparemment assumé et conforté côté gambiens convaincus par des suspicions et rumeurs de tout genre de ce que la partie gabonaise leur réserverait un traitement assez spécial. Des allégations sans preuves matériels ni fondements allant même au stade du complotisme, avec comme point de non-retour, Sulayman Marrah, élément clé du onze gambien, testé positif au Covid-19, 24 heures avant la rencontre. 

La provocation de trop, doit-on se dire au sein de la délégation gambienne, laquelle s’est suivie d’un véritable tollé sur les réseaux sociaux en Gambie et une opinion convaincue de ce que le résultat positif du test réalisé sur Sulayman Marrah, n’avait que pour seul objectif d’affaiblir leur équipe nationale. Et la victoire du Gabon sur le score de 2 buts à 1 au match aller a d’ailleurs fini par convaincre même les plus sceptiques au pays.

Réalités africaines

Avec le résultat défavorable du match aller et consciente de l’enjeu du match retour qui intervenait seulement trois jours après, la partie gambienne se devait donc de réagir. Et très vite d’ailleurs pour inverser la tendance et récupérer la première place au classement que lui a chipé le Gabon. Et, au lieu d’activer la vieille bonne tradition des gris-gris africains et autres maraboutages visant à prendre le dessus l’adversaire, la sélection gambienne a plutôt opté pour le modernisme. Bien aidée par la pandémie du Coronavirus. Il a donc juste suffi d’exiger aux visiteurs d’effectuer des nouveaux tests covid-19 pour entrer sur le sol gambien et le résultat fut connu de tous. Un piège à double tranchant, puisque faire ces tests, revenait à prendre surtout le risque d’avoir au sein de l’effectif, une cascade de joueurs testés positifs. Et tout refus de s’y soumettre, c’était bien évidemment prendre la voix de la discussion et répondre à la provocation. Avec tout ce que cela implique comme influx nerveux et stress avant une rencontre de football de ce niveau. 

Ce qu’il faut surtout dire c’est que la Confédération africaine de football, déjà secouée par plusieurs scandales, ne veut absolument pas prendre le risque d’en rajouter un autre, bien que les images des joueurs et dirigeants gabonais allongés à même le sol à l’aéroport de Banjul aient énormément choqué. Faire perdre sur tapis vert cette rencontre à la Gambie serait naturellement une décision juste et un signal fort lancé à l’endroit de toutes ces sélections et clubs africains qui brillent par ce genre de comportement rétrograde. Lesquelles attitudes ont souvent eu lieu avant et après les matchs. 

Difficile donc de sanctionner lorsque des évènements de cette nature n’ont particulièrement pas lieu durant une rencontre. Sauf que, cette même CAF est bel et bien consciente et informée de ces tristes réalités africaines. La meilleure réponse à cela serait pourquoi pas le retrait de un ou deux points à la Gambie. 

Fusher Edzang 
 

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