Woleu-Ntem : «La province compte présentement un cas de maladie du coronavirus» (Dr. Ludger Boulingui-Boulingui) 

23-02-2021

Le Dr Ludger Boulingui-Boulingui, le directeur régional de santé nord et président du Comité de pilotage du plan de riposte contre le Covid-19 (Copil) dans le Woleu-Ntem (Nord) l'a révélé au cours d'un entretien avec la presse le samedi 20 février dernier.

Agence gabonaise de presse : Pouvez-vous nous donner une aperçu général succinct de la situation épidémiologique liée à la Covid-19 dans la province du Woleu-Ntem?

Dr. Ludger Boulingui-Boulingui : «Oui, mais permettez moi de remonter à l'année écoulée pour dire qu'en 2020, nous avons enregistré 144 cas, dont les sept premiers nous revenaient du Cameroun voisin. Cette année là, le premier cas testé positif dans la province l'a été à Bitam. Puis le 31 mars nous avons noté un second cas dans le département du Woleu. Peu après, nous avons observé à partir du mois de mai, une flambée de cas communautaires dans les départements du Woleu (Oyem) et de l'Okano (Mitzic).
Pour la présente année 2021, nous avons identifié un premier cas Covid-19 le 17 février dernier ici à Oyem. C'est le premier cas Covid-19 testé positif pour l'année 2021. Nous avons également, par la même occasion, une cinquantaine de cas contact. Je puis vous assurer que tous les cas contact sont en cours d'investigation et il en restait seulement une dizaine à l'être le vendredi 19 février».

Comment s'est effectuée la prise en charge du patient?

«Notre compatriote testé positif a été mis en quarantaine à domicile et nous avons mis à sa disposition l'équipe de suivi des contacts. Et depuis là, il est suivi au quotidien par une infirmière et un psychologue. C'est un patient asymptomatique qui est flashé tous les matins».

Toutes les personnes avec qui il a été en contact sont elles identifiées?

«Nous pensons avoir circonscrit le risque de ce côté là, cela nous a été facilité par le fait que notre compatriote possède son propre véhicule. Cela aurait été autrement s'il avait voyagé dans un véhicule de transport en commun».

Qu'est-ce qui explique que la plupart des gens testés positifs au coronavirus dans la province soient systématiquement mis en quarantaine à domicile, les structures réquisitionnées seraient elles, toutes, saturées ?

«Non, pas du tout. Tout simplement parce que le fait d'être détecté positif n'est pas nécessairement synonyme d'hospitalisation. Il faut savoir dans le cadre de cette maladie, environ 95? personnes atteintes sont asymptomatiques, c'est-à-dire qu'elles ne présentent aucun symptôme. Seuls les patients en détresse respiratoire sont internés, de même que ceux qui, dans certains cas, présentent des symptômes légers. En définitive, nous suivons un protocole national en la matière et nous également sur le terrain jugeons au cas par cas, à quel moment devons interner quelqu'un.
Pour les cas asymptomatiques tel que celui de notre compatriote que nous évoquons, nous préférons les suivre à domicile. Il importe de savoir que dans le suivi, il y a des paramètres chimiques que nous vérifions régulièrement; pour le cas présent cependant, nous allons faire un examen biologique. Car la guérison s'appuie sur des critères chimiques et biologiques. Pour ce patient, nous allons nous appuyer sur des critères biologiques, vu qu'il est asymptomatique, tel que je l'ai dit
».

Étant asymptomatique, dans quelle circonstance ce patient a-t-il été détecté positif à la Covid-19 ?

«En venant ici, notre compatriote en provenance de Libreville était en possession d'un test négatif au Covid-19, daté du 28 janvier 2021. Il décide de remonter à la capitale après un séjour de vingt quatre heures dans notre ville. Par mesure de précaution, il décide de se rapprocher de nos services s'enquérir s'il était nécessaire pour de se faire à nouveau dépister. Or, comme vous le savez, entre-temps le gouvernement a ramené la durée de validité du test de quatorze jours à une semaine. Au vu de cela, nous avons donc procédé à un test qui s'est révélé positif. Vous connaissez la suite».

Certaines informations font état d'une pénurie de thermo flash aux postes frontaliers. Est-ce vrai ?

«Cela m'étonne beaucoup. Vous savez, on ne peut pas doter chaque individu d'un thermo flash. Nous en remettons à chaque responsable d'équipe et je puis affirmer que chaque poste de médecin a reçu trois thermos flash depuis le mois de mars 2020. Si pour une raison ou une autre il arrive qu'ils soient en manque, il leur appartient de remonter l'information, au lieu de me mettre devant le fait accompli comme la dernière fois lors de la tournée aux postes frontaliers en compagnie de M. le gouverneur, Jules Djeki».

Comment le centre hospitalier régional d'Oyem procède-t-il au test?

«Nous avons reçu récemment environ 300 à 400 tests de dépistage à la Covid-19. Cependant, nous priorisons les postes frontaliers, les cas symptomatiques et les compatriotes qui viennent en consultation en présentant certains signes. A cet effet, nous avons prévu une cinquantaine de test-diagnostics rapides».

Propos recueillis par Ernest Mvie Mendame
 

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